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Plus qu’un Visionnaire!

Posté par picom le 15 octobre 2011

Appelé le «  Président du peuple », Thomas Sankara  fut un homme intègre et visionnaire. Luttant contre toutes formes d’oppressions et d’injustices, son rayonnement perdure en Afrique et à travers le Monde. Il voulait tout simplement une Afrique levant la tête, une Afrique fière et reconnue à sa juste valeur. Il incarna la révolution burkinabé du 4 août 1983, mais fut victime d’un coup d’état qui mena Blaise Compaoré au pouvoir.Il changeât le nom de sa patrie autrefois dénommée Haute volta, un nom hérité de la période coloniale, pour lui donner le nom de BURKINA FASO, un nom issue de la tradition africaine et signifiant « pays des hommes intègres ».Cet homme politique panafricaniste et révolutionnaire laisse à l’Afrique un grand héritage politique et identitaire.

 

Thomas SANKARA fut un homme intègre et un dirigeant visionnaire. De part ses œuvres et sa personnalité, cet homme fut, et reste un grand modèle pour la jeunesse africaine.

Promis à un bel avenir

Né à Yako le 21 décembre 1949 en Haute Volta (devenu Burkina Faso depuis 1984). Thomas Isidore Noel Sankara ,dit Thomas Sankara, est le fils de Joseph Sankara ancien combattant ayant participé à la seconde guerre mondiale devenu par la suite infirmier dans la gendarmerie burkinabé, et  de  Marguérite Sankara à qui il aimait poser de nombreuses questions sur ses ancêtres. Issu d’une famille de 14 enfants, le jeune Thomas est un élève brillant. Il opta tout d’abord pour des études de médecine avant de changer d’avis et de choisir un autre uniforme : celui de l’armée.

La carrière militaire de Thomas commence à 19 ans, avant qu’il ne soit envoyé poursuivre sa formation à Madagascar. Là-bas il aura donc l’occasion d’observer de ses propres yeux les soulèvements populaires malgaches contre le régime néocolonial en 1971/1972.

Il retourne en Haute-Volta en 1972, et participera à la guerre contre le Mali de 1974. Il va ensuite en France, puis au Maroc où il rencontre en 1976 Blaise Compaoré. Les deux hommes deviendront rapidement très proches, se considérant comme des « frères ». Les deux hommes formeront avec Henri Zongo et Jean-Baptiste Boukary Lingani le ROC ou Rassemblement d’Officiers Communistes qui sera un rassemblement de jeunes officiers voulant changer les choses.

Les débuts en politique

Plus qu'un Visionnaire! dans Thomas Sankara sankaraSuite au renversement du général Laminaza par des officiers d’une génération plus ancienne. Thomas Sankara  est nommé secrétaire d’Etat à l’information sous le régime de Saye ZERBO (1981), il démissionnera le 21 avril 1982 dénonçant la corruption au sommet de l’état et lâcha « Malheur à ceux qui bâillonnent le peuple »

Le 7 novembre 1982, un nouveau coup d’Etat militaire écarte le groupe putschiste précédent. Toute l’armée est représentée dans le Comité de salut public qui choisit pour président le commandant Jean-Baptiste Ouedraogo, puis nomme Thomas Sankara à la tête du gouvernement.

En quatre mois, de janvier  à mai 1983, le jeune Premier ministre se signale par son langage, mélange inhabituel d’humour et de progressisme, et ses sympathies tiers mondialistes.

Thomas Sankara devient rapidement persona non grata auprès du voisin Félix Houphouët-Boigny et de la Françafrique. Il est arrêté le 17 mai 1983 à l’aube par l’aile la plus conservatrice de l’armée Burkinabé. Cette mise aux arrêts survint peu après une visite de Guy Penne qui fut le conseiller de François Mitterrand. Ainsi de nos jours encore, le lien entre cette arrestation et le visite de Mr Penne reste encore sujet à polémique car les soupçons d’une intervention française restent prépondérants.

La population manifeste son soutien au Premier ministre destitué, les militaires sankaristes se renforcent et, le 4 Aout, investissent Ouagadougou. Ils portent Sankara à la tête du conseil national de la révolution (CNR) aux cotés de Blaise Compaoré, Jean-Baptiste Lingani et Henri Zongo.

Thomas Sankara devient président de la république à 33 ans, suite à cette révolution du 4 Aout 1983.

Son idéologie

C’est lors de son séjour militaire à Madagascar en 1971 que naissent ses idées de « révolution démocratique et populaire ».

Thomas Sankara est désireux de voir l’Afrique et donc son pays s’émanciper, le peuple s’épanouir avec une alimentation abondante, la santé, une éducation, des logements décents, du travail  et des loisirs.

Il manifeste un fort dévouement au peuple et à sa nation, ainsi l’un de ses adages préféré « La patrie ou la mort, nous vaincrons! », qui devint la devise de la jeune république.

Son idéologie était anti-impérialiste. Son « discours d’orientation politique » écrit par Valère Somé l’illustre parfaitement.

Ses actions

Il dénonça le colonialisme et le néo-colonialisme et  défendit le droit des peuples à pouvoir mangé à leur faim, boire à leur soif et à être éduqué.

Dans un pays où la mortalité infantile se fait importante, Thomas Sankara va mettre en place une grande campagne de vaccination (vaccinations commando) pour les enfants.

Mais il va aussi développer l’activité sportive dans les écoles et l’aide à l’autonomie des handicapés.

Pour l’agriculture, une réforme agraire est mise en place en 1983 et en moins de 4 ans le Burkina Faso est devenu alimentairement suffisant.

14937 dans Thomas SankaraUne grande campagne fut mise en place pour réduire la soif en construisant massivement des puits et des retenues d’eau.

La mise en place des « opérations alpha » visant à réduire l’analphabétisme du Burkina Faso porta ses fruits (l’analphabétisme passe pour les hommes de 95% à 80%, et pour les femmes de 99% à 98%)

Afin de lutter contre la désertification de son pays, Thomas Sankara institua la coutume de planter un arbre à chaque grande occasion et lança une grande campagne de reboisement.

Thomas Sankara va lutter ardemment pour l’émancipation de la femme et le travail des femmes.

Ainsi, il prendra soin de veiller sur les conditions de travail des femmes vivant au Burkina Faso.

Dans ce sens, il nomme plusieurs femmes ministres de son gouvernement comme la Ministre du Budget. L’excision fut interdite et la polygamie fut règlementer.

Le chef de l’état souhaite une véritable indépendance de son pays, celle-ci passe par un refus d’assistanat de l’occident et un maximum d’effort de son pays pour produire ce dont il a besoin. Apparaissent alors les « Faso dan fani » vêtement conçus à partir de matière 100% burkinabé, fait par des burkinabés au Burkina Faso.

Rapidement les fonctionnaires sont priés de s’habiller en « Faso dan fani » sur leur lieu de travail.

Thomas Sankara était très connu pour son franc parlé.

8 mars 1987, Ouagadougou
 » Le pillage colonial a décimé nos forêts sans la moindre pensée réparatrice pour nos lendemains « 

1983, Paris, Conférence Internationale sur l’arbre et la forêt

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 » Il faut proclamer qu’il ne peut y avoir de salut pour nos peuples que si nous tournons radicalement le dos à tous les modèles que tous les charlatans de même acabit ont essayé de nous vendre 20 années durant. Il ne saurait y avoir pour nous de salut en dehors de ce refus là. Pas de développement en dehors de cette rupture là. Il faut ranimer la confiance du peuple en lui-même en lui rappelant qu’il a été grand hier et donc, peut-être aujourd’hui et demain. Fonder l’espoir. « 

 » La plus grande difficulté rencontrée est constituée par l’esprit de néo-colonisé qu’il y a dans ce pays. Nous avons été colonisés par un pays, la France, qui nous a donné certaines habitudes.
Et pour nous, réussir dans la vie, avoir le bonheur, c’est essayer de vivre comme en France, comme le plus riche des Français. Si bien que les transformations que nous voulons opérer rencontrent des obstacles, des freins.
« 

Août 1984, Conférence de presse –  » Nous n’avons pas compris comment ils [Jonas SAVIMBI de l’Angola et Pieter BOTHA d’Afrique du Sud, pro Apartheid] ont eu le droit de parcourir la France si belle et si propre. Ils l’ont tachée de leurs mains et de leurs pieds couverts de sang. Et tous ceux qui leur ont permis de poser ces actes en portent l’entière responsabilité ici et ailleurs, aujourd’hui et toujours. « 

Novembre 1986, discours fait à François Mitterrand, en visite à Ouagadougou :
.-  » Parce que de toutes les races humaines, nous appartenons à celles qui ont le plus souffert, nous nous sommes jurés de ne plus jamais accepter sur la moindre parcelle de cette terre le moindre déni de justice . « 

Source : Rastafusion

Visionnaire Intègre

Le nouveau président s’avère être un visionnaire , il demande l’annulation de la dette des pays africains, dette hérité du colonialisme. Le président Sankara propose aux dirigeants africains de s’unir contre cette dette lors de son discours au sommet de l’OUA (Organisation de l’Unité Africaine)  à Addis-Abeba en Juillet 1987 peu avant sa mort. Cela n’était ni plus ni moins qu’une action altermondialiste, 10 ans avant le développement des mouvements altermondialistes dans le monde.

Le premier Homme du Burkina Faso est un homme intègre ne cachant jamais la vérité à qui que se soit dans chacune de ses prises de parole. Il a un son actif plusieurs discours historique. Ainsi lors de la réception du président français François Mitterrand il n’hésita pas à lui dire que la France devrait rendre des comptes après avoir reçu le président sud-africain Peter Botha meneur du régime de l’Apartheid.

Dans un autre registre toujours en tant que visionnaire, il se préoccupe de l’environnement avec la mise en place d’une lutte contre la coupe abusive de bois au Burkina faso. On mettra en place des zones de délimitation pour couper le bois.

Il sera aussi mis en place des actions contre la divagation des animaux parfois à l’origine de dégâts sur les cultures. On définira des zones pour les animaux et des zones bien précises pour la culture.

sankara.jpegAu niveau des équipements, une  importante vague de construction de chemins de fer est mise en place au Burkina Faso.

Une fois Président de la République, Thomas Sankara vendit toutes les limousines de l’état pour opter pour des Renault 5. Il imposa à ses ministres le même train de vie modeste qu’il s’appliqua à lui même.

Une fin tragique

Les tribunaux populaires de la révolution (TPR) censés juger les contre-révolutionnaires (avec des peines légères) s’avèrent excessifs, de nombreuses personnes étant accusés à tort.

Cela accompagné de l’interdiction du droit de grève et d’une interdiction d’opposition politique (dans cette toute jeune république ayant tout d’abord besoin de stabilité) va provoquer un vif mécontentement chez une grande partie de la population Burkinabé.

C’est dans ce contexte que Thomas Sankara sera trahi lors du coup d’état militaire orchestré par ceux qui ne voulait pas voir le Burkina Faso avancer.

Le 15 Octobre 1987, le président Sankara est en réunion avec son secrétariat dans ses bâtiments et sans guère de protection. Les assaillants, des soldats d’élite de l’armée burkinabé viennent l’abattre.

Ils tuent aussi sept de ses collaborateurs et son infime garde personnelle.

Il sera enterré à la va vite et les circonstances de sa mort restent encore floues. Plusieurs jours plus tard, il fut déclaré « décédé de mort naturelle » par un médecin militaire. L’absence de tout procès ou de toute enquête de la part du gouvernement burkinabé a été condamnée en 2006 par le Comité des droits de l’homme des Nations unies.

En grand homme qu’il était, Thomas Sankara sentait sa fin proche. Mais il refusa de faire couler le sang et de trahir l’amitié qu’il avait avec Blaise Campaoré qui pris le pouvoir après le coup d’ état.

L’héritage de Thomas Sankara

rubon47Sa popularité réside dans les qualités qu’il a déployé au pouvoir, dans son énergie, son intelligence, sa créativité, sa résolution, l’ampleur du travail qu’il était capable d’accomplir, sa capacité à entraîner son entourage et son peuple mais aussi dans son intégrité et sa rigueur
morale. Autant de qualités somme toute très humaines et très réelles. Mais elles sont rares chez un même homme et atteignent rarement la même force.

Parlant à chaque Homme d’égal à égal, chaque prise de parole de Thomas Sankara était pleine d’enseignement.

Il laisse un Burkina Faso plein d’espoir, qui après sa mort sombrera dans la difficulté.

Le capitaine Thomas Sankara qui avait pour objectif de mettre en place des élections et de prôner la réconciliation dans son pays est aujourd’hui un modèle pour la jeunesse africaine. Thomas Sankara a été proclamé modèle par la jeunesse africaine au forum social africain de Bamako 2006 et au forum social mondial de Nairobi en 2007.

Depuis le 28 décembre 2005, une avenue de Ouagadougou porte son nom, dans le cadre plus général d’un processus de réhabilitation décrété en 2000 mais bloqué depuis lors. Diverses initiatives visent à rassembler les sankaristes et leurs sympathisants, notamment par le biais d’un comité national d’organisation du vingtième anniversaire de son décès, de célébrer sa mémoire, notamment par des manifestations culturelles, tant au Burkina Faso qu’en divers pays d’implantation de l’immigration burkinabé. En 2007, pour la première fois depuis 19 ans, la veuve de Thomas Sankara, Mariam Serme Sankara a pu aller se recueillir sur sa tombe présumée lors des 20es commémorations à Ouagadougou.

Thomas Sankara était un visionnaire et un homme intègre qui fait partie de ces hommes qui ont le don de croire et faire partager leur idéaux aux autres. Il donna tout son énergie, au péril de sa propre vie, à sa patrie, à son continent, et au tiers monde. Car comme il le disait :

 » Tant qu’il y aura l’oppression et l’exploitation, il y aura toujours deux justices et deux démocraties : celle des oppresseurs et celle des opprimés, celle des exploiteurs et celle des exploités.
La justice sous la révolution démocratique et populaire sera toujours celle des opprimés et des exploités contre la justice néo-coloniale d’hier, qui était celle des oppresseurs et des exploiteurs.
 »

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Posté par picom le 25 juillet 2011

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Posté par picom le 25 juillet 2011

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