L’enfer est pavé de bonnes intentions.

Posté par picom le 12 septembre 2011

Cette expression très populaire signifie que pour avoir une vie moralement bonne, il ne suffit pas d’en avoir l’intention. Encore faut-il passer aux actes concrets. Ce proverbe pourrait encore s’appliquer à tous ceux qui se sont lancé dans l’action avec les meilleures intentions du monde mais sans préparation, sans faire l’effort de voir plus loin que le bout de leur nez, bref, sans penser aux conséquences de leurs actes. La morale invite alors chacun à faire l’effort d’élargir son point de vue. Ce n’est d’ailleurs pas facile. En effet, qui peut prétendre connaître la totalité des conséquences de son acte ? Personne.

Dès lors, agit moralement toute personne qui tente de réduire au maximum les incertitudes liées à ses actes et qui ensuite sait prendre une décision concrète et en assume les conséquences.

Déjà, les chrétiens, et sans doute bien d’autres à leur époque avaient l’intuition de la nécessaire cohérence entre les intentions et les actes. ainsi saint Jacques n’hésite pas à fustiger les premiers chrétiens qui se contentaient de belles paroles. « La foi qui n’aurait pas d’oeuvre est morte. (…) C’est par mes oeuvres que je montrerai ma foi » (Jc 2, 17-18).

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L’avenir appartient à ceux qui se lèvent tôt.

Posté par picom le 12 septembre 2011

Ce proverbe laisse entendre que l’avenir, un avenir réussi s’entend, est plus facile à obtenir quand on se lève tôt que lorsque on se lève tard.
Quand, régulièrement, on se lève tôt, on dispose de plus de temps pour étudier, travailler, gagner sa vie,…
Ensuite, si on se lève tôt, c’est probablement que l’on s’est couché tôt. Cela manifeste une hygiène de vie, laquelle est propice à une bonne santé. Si l’on s’est couché tard, que l’on mène une vie trépidante et stressante, chacun comprendra que la santé risque de pâtir un jour ou l’autre.
Ce faisant, en se levant tôt, on a l’esprit clair et le travail est plus productif. C’est une question morale de savoir à quelles activités nous consacrons nos heures les plus lucides, celles où nos facultés de concentration et de production intellectuelle sont les plus efficaces. Ceux qui sont toujours entre deux eaux, deux vins, deux soirées ou deux avions ne vivent sans doute pas aussi bien que ceux qui ont une vie régulière.
Enfin, lorsque l’on se couche tôt pour se lever tôt, on ne dépense pas son argent pour des sorties couteuses. Ces « non-dépenses » permettent ainsi d’économiser pour des projets à plus long terme, et préparent l’avenir.

C’est sûr, l’avenir appartient à ceux qui se lèvent tôt.

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L’argent ne fait pas le bonheur!

Posté par picom le 12 septembre 2011

Quoique bien connu, cet adage mérite d’être rappelé. Si la sagesse populaire a rapproché ces deux désirs du coeur de l’homme, ce n’est sans doute pas par hazard. L’un et l’autre sont l’objet du désir du coeur de l’homme mais l’expérience nous a appris que ces deux désirs n’étaient pas toujours compatibles.

Chacun sait que la soif d’argent mise au premier rang des préoccupations quotidiennes a détruit plus d’une vie familiale ou professionnelle.
Les chrétiens se souviennent de la parole exigeante du Christ : « vous ne pouvez servir deux maîtres à la fois ». Autrement dit, il s’agit de replacer l’argent pour ce qu’il est : un moyen utile (et précieux) pour les échanges économiques et la vie quotidienne. En termes plus croyant, de se souvenir que l’argent n’est qu’une créature et qu’à trop vouloir le servir, l’amasser, on devient idolatre.

Mais pour autant, on se gardera d’être trop primaire à l’égard de l’argent. Ceux qui en manquent cruellement au point de vivre dans la misère savent combien l’effort de survie peut occuper tout le champ de la conscience.
Les chrétiens savent aussi que le Christ utilisait l’argent de son temps puisque le groupe des disciples avaient une bourse pour donner aux pauvres et qu’ils payaient des droits de péage pour entrer dans une ville.

En définitive il s’agit de ne pas confondre un moyen de vie quotidienne avec le but de l’éternité qu’est le bonheur ou la béatitude. Chacun sait que le bonheur ne peut s’acheter. L’usage de l’argent-moyen peut avoir son influence sur notre quête finale. Que l’on soit généreux ou égoïste, désintéressé ou avide est révélateur du sens de la vie qui nous habite. Les chrétiens savent que Jésus était libre à l’égard de l’argent : il rendait à César ce qui était à César et à Dieu ce qui était à Dieu.
Il n’est pas toujours facile de savoir quoi faire de son argent. Voici une petite grille toute simple : Ce que je compte acquérir avec ce moyen est-il nécessaire, utile ou futile ? Et si je pense être dans le futile, ne puis-je pas faire un don à ceux qui manquent du nécessaire ?

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Jeu de mains, jeu de vilains!

Posté par picom le 12 septembre 2011

Voici encore un beau proverbe construit sur un rythme poétique et la sobriété qui sied à de telles expressions. Qui n’a jamais vu des enfants commencer à jouer avec leurs mains, se poussant, se chamaillant gentiment puis, le temps passant, se faire mal parce que les gestes n’étaient pas toujours maîtrisés. Surviennet alors des représailles mutuelles. Larmes et cris viennent alors conclure un jeu de mains innocent qui a évolué en un jeu de vilains.

Cette expérience commune propre à toute vie de famille et de cour d’école, nous rappelle que certains jeux peuvent dégénérer s’ils ne sont pas encadrés par des règles, tout spécialement s’ils utilisent le corps. Mais d’une manière plus large, ce proverbe nous invite à la prudence lorsque nous rentrons dans un système sans règle. Il faut beaucoup de vertus, de part et d’autre, pour ne pas faire dégénérer une relation qui ne contient pas en elle-même sa force de régulation.

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Il n’y a pas de fumée sans feu!

Posté par picom le 12 septembre 2011

Les pompiers le savent et tout spécialement ceux qui observent les forêts pour les protéger des incendies. La première chose que l’on voit, c’est la fumée, symptome de l’incendie qui débute.
Le proverbe renvoie à l’expérience : toute nouveauté est la conséquence d’une cause. Ici la fumée provient d’un feu. Le proverbe a la force de la logique pour lui et il faut bien le dire, l’expérience commune lui donne raison.
Cependant, nous garderons un peu de prudence. En effet, s’il n’y a pas de fumée sans feu, les pervers et les méchantes personnes peuvent détourner le proverbe pour atteindre leur fin. On connaît l’adage machiavélique : calomniez, calomniez, il en restera toujours quelque chose. Et une fois qu’il reste quelque chose, rien n’est plus facile de présenter ce quelque chose comme la fumée d’un feu que l’on dira bien réel. Alors que dans ce cas, la fumée ne renvoie pas à un feu mais bien à un incendiaire qui se sert de la fumée pour se cacher.
C’est avec des proverbes comme celui-là que des personnes ont été conduites au suicide ne pouvant supporter les rumeurs injustes accompagnées de leur auto justification « il n’y a pas de fumée sans feu ». Le proverbe agit alors comme la dernière étape avant le lynchage public.
Au fond, ce proverbe fonctionne bien dans le domaine des sciences physiques. Mais dans le domaine des hommes, on se gardera de l’employer sans une grande prudence.

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Il n’est pire sourd que celui qui ne veut pas entendre

Posté par picom le 12 septembre 2011

C’est bien connu, il n’est pas facile de communiquer avec une personne malentendante et encore plus avec une personne vraiment sourde. Perdre l’ouïe isole plus que perdre la vue. Et à considérer les différents handicaps, il est souvent moins pénible de perdre la vue que de perdre l’ouïe. Sans doute est-ce pour cela que ce proverbe concerne la surdité plus encore que la cécité. Le génie de notre langue aurait pu inventer « il n’y a pire aveugle que celui qui ne veut pas voir », mais en lui préférant celui de notre titre, il manifeste combien la surdité est plus grave que la cécité.

De plus, il est plus aisé de faire semblant de ne pas entendre que de ne pas voir.

En effet, il faut considérer que ne pas entendre ne signifie pas seulement ne pas percevoir de son, mais aussi ne pas comprendre. Le français du 17° siècle utilisait le verbe entendre au sens de comprendre. Or la démarche de comprendre appartient uniquement à l’auditeur. Celui ou celle qui ne veut pas comprendre peut tout-à-fait jouer une comédie du refus de comprendre qui relève de la volonté bien plus que du handicap. Et rien n’est pire que celui qui refuse d’entendre car il refuse de jouer le jeu de la communication et de la vérité, socle fondamental de toute relation humaine.

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Chat échaudé craint l’eau froide.

Posté par picom le 12 septembre 2011

Ce proverbe bien connu renvoie à une expérience familière. Il n’est pas facile de savoir si l’eau est bouillante ou froide sans s’en approcher, voire la toucher. Ainsi, si l’on s’est fait prendre une fois en touchant de l’eau trop chaude, on redoublera de prudence même à l’égard de l’eau froide, justement parce qu’on ne sait pas qu’elle est froide alors qu’elle aurait pu être chaude .
Le proverbe dénonce gentiment ceux qui sont trop prudents après avoir connu un échec.
Mais mieux vaut cet excès de prudence plutôt que d’être incapable de tenir compte de ses expériences passées et de ses échecs.

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Charité bien ordonnée commence par soi-même

Posté par picom le 12 septembre 2011

On entend parfois des commentaires désabusés de ce proverbe. Ainsi : « Si tout le monde commence par s’occuper de lui-même, il n’y aura plus pesonne pour s’occuper des autres ».
En réalité, ce commentaire sarcastique, n’a pas saisi la pointe de ce proverbe plein de sagesse. De quoi s’agit-il ?
C e proverbe signifie que la manière de je m’occupe de moi n’est pas sans influence sur la manière dont je m’occupe des autres. On l’a déjà vu dans un autre proverbe : Médecin, soigne-toi toi-même. Mais ici, le terme de charité qui est une autre façon de parler de l’amour élargit le problème. Nous pourrions reformuler le proverbe sous forme de question : Comment aimer les autres si je ne m’aime pas moi-même ? Comment assurer les comptes d’une entreprise si je me perds dans les mien ? Comment conseiller la vie conjugale des autres si ma vie affective est une longue suite d’échecs ?
Dans la Bible on trouve cette sagesse toute simple lorsque Saint Paul conseille son ami Timothée pour le choix des futurs responsables des communautés chrétiennes : qu’il soit l’époux d’une seule femme; qu’il élève bien ses enfants; qu’il soit sobre. Comment, en effet, être responsable de la famille des chrétiens si l’on ne peut être responsable de soi-même et de sa propre famille ?
On fustige aussi parfois ce proverbe en l’accusant de cultiver l’égoïsme. Deux remarques s’imposent ici : S’aimer soi-même est une bonne chose. Combien de personnes souffrent de ne s’être jamais pardonné telle ou telle action. De plus, s’aimer ne veut pas dire s’adorer ou s’idolâtrer. Si je m’aime vraiment, alors cet amour doit me conduire à me sortir de moi-même car « il n’est pas bon que l’homme soit seul ».
L’autre remarque porte sur la fin du proverbe : dire que charité bien ordonnée commence par soi-même, ne signifie pas qu’elle s’arrête à soi-même. Bien au contraire, si elle est bien ordonnée, elle doit me conduire au-delà de moi-même.

Mais il peut y avoir un usage excessif de ce proverbe. En effet, combien de personnes attendent d’être parfaitement à l’aise avec elle-même pour s’autoriser de s’ouvrir aux autres au risque de ne jamais y parvenir. S’aimer soi-même ne signifie pas se rendre parfait et fort pour pouvoir aider ensuite les autres. S’aimer soi-même consiste avant tout à s’accepter avec ses misères petites ou grandes et à avoir un peu d’humour sur soi. C’est d’ailleurs ces dernières qui nous donneront la discrétion et l’himilité nécessaires à tout exercice de la charité.

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Ce sont tes affaires !

Posté par picom le 12 septembre 2011

Ici, la personne est renvoyée à sa propre responsabilité. Il y a toujours un moment où c’est à chacun de prendre sa décision et de l’assumer. Les parents, les éducateurs doivent trouver le bon moment et surtout les bons lieux où le jeune doit prendre sa décision personnelle. Il faut en effet, que cela soit effectivement possible, sinon le désespoir guette celui qui est voué à l’échec devant une tâche insurmontable.

Mais l’expression n’est pas sans ambiguités. En effet, elle peut aussi couvrir une part de démission chez celui qui la prononce. Ce peut être un moyen peu glorieux de fuir devant une exigence de solidarité.

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C’est au pied du mur que l’on voit le maçon!

Posté par picom le 12 septembre 2011

Je ne connais pas d’exception à ce proverbe si proche de l’expérience quotidienne et en particulier de la vie professionnelle. C’est au résultat que l’on voit le bon ouvrier. Lorsque le maçon est au pied du mur, c’est au pied du mur qu’il doit monter brique à brique et qui n’est pas encore fait qu’il se trouve. Autrement dit, il ne s’agit pas de se payer de mots ! C’est dans les actes que l’on voit si l’homme est capable ou s’il est seulement un beau parleur.
Un grand équipementier sportif a choisi comme slogan l’équivalent de ce proverbe : « Just do it » (Il n’y a plus qu’à le faire). Autrement dit, on te fournit le matériel (qu’on te fait payer), mais personne ne fera la course à ta place.

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