Discerner et se décider en conscience!

Posté par picom le 8 décembre 2011

1. Volonté de Dieu et illusions de l’imaginaire

La distinction, et les moyens d’y parvenir, entre la connaissance de la volonté de Dieu et ses propres désirs mériterait des pages entières. D’un côté l’Eglise a toujours dû faire face à des « illuminés » qui prenaient leurs désirs pour la réalité. De l’autre, les sciences de l’homme et en particulier la psychologie ont permis un peu plus de faire le tri parmi tous les sentiments qui habitent le coeur de l’homme. Cette distinction n’est donc pas neuve.

La Tradition croyante connaît tout de même quelques critères qui permettent à chacun et à la communauté d’y voir clair.

  • Ainsi, Dieu ne demande jamais l’impossible au sens concret du mot.

  • Dieu ne peut demander de faire du mal.

  • Si c’est bien Dieu qui appelle, d’autres peuvent le dire et le reconnaître avec moi.

  • Si Dieu appelle, il insiste dans le temps. C’est tout autre chose qu’une idée qui me traverse l’esprit.

  • Lorsque Dieu passe vraiment dans une vie, il y a aussi des signes de paix et de joie et de conversion personnelle qui sont associés à ce passage et qui durent dans le temps.

La confrontation durable avec l’Ecriture permet de dégonfler quelques baudruches.
Par exemple, nous pouvons faire attention au désir de toute puissance qui habite chacun. Réentendre l’Ecriture peut aider à dégonfler certaines psychologies trop enclines à confondre goût du pouvoir et service de la communauté :  » Nous ne sommes que de simples serviteurs « . Attention aussi au mépris de soi-même qui consiste à se dénigrer et à se complaire dans une attitude de médiocrité. Ici aussi l’Ecriture peut encourager celui qui doute de lui-même :  » Ne dis pas « Je suis un enfant »  » réponds Dieu à Jérémie qui veut refuser la mission de prophète en invoquant sa faiblesse.

2. Articuler les vertus

Les deux pièges évoqués ci-dessus relèvent un peu de la caricature. Ils sont en fait le reflet de vertus absolutisées : l’orgueil au dépend de l’estime de soi, le mépris de soi en guise d’humilité. Pour éviter de tomber dans ces pièges, il est prudent d’articuler les vertus entre elles afin de compenser leurs excès.

Prenons l’exemple de l’estime de soi. En tout homme, il existe des choses estimables et si nous savons les estimer chez d’autres, on peut aussi les estimer chez soi. Savoir reconnaître le bien auquel nous avons participé est une bonne chose. Il ne faut pas pour autant confondre cet estime de soi avec l’orgueil qui est son excès. L’humilité est aussi une vertu. Mais ceux qui croient exercer cette humilité en glissant dans le mépris de soi se trompent aussi. L’exercice excellent de la vertu ne se fait pas en s’approchant de son défaut mais plutôt dans la régularité et l’équilibre.

Tout appel qui nous est lancé rencontre inévitablement notre terrain psychologique que nous connaissons bien en général. Si la personne a naturellement du mal à s’estimer, en face d’un appel, elle aura tendance à se déclarer indigne ; tandis qu’une personne qui a plutôt une bonne estime de soi pourra parfois se demander pourquoi on ne lui a pas proposé plus tôt cette responsabilité…

 

articuler les vertus

articuler les vertus  

 

 

 

 

 

 

Ainsi donc, articuler les vertus permet de raison garder en face des appels que l’on nous lance. On exercera l’estime de soi avec humilité mais sans fausse modestie non plus. La façon dont on réagit face à un appel, une mission que l’on voudrait nous confier (tant au niveau intérieur qu’en face des autres) est un bon indice pour savoir si l’on confond nos désirs avec la réalité d’un appel qui ne peut venir que d’ailleurs, de la société et de Dieu lui-même.

3. Repérer les niveaux de conscience.

Il s’agit de ne pas confondre le niveau psychologique, le niveau moral et le niveau spirituel qui structurent toute personne humaine. Lorsque les trois niveaux sont confondus, comment comprendre ce qui nous habite, comment interpréter un désir d’être responsable, quelle instance prend en charge la décision ? Parvenir à distinguer au fond de soi ces trois dimensions ne peut qu’être le fruit d’un long travail de discernement intérieur.

Une conscience affinée peut percevoir la tension qui existe au fond d’elle-même, se tourner vers la profondeur de sa profondeur et dire à Dieu :  » Unifie mon cœur, qu’il craigne ton nom  » (Ps 85).

Pour prendre les trois niveaux ensemble, quelqu’un de psychologiquement blessé par des échecs successifs peut, par droiture morale, faire part de ses réserves à ceux qui veulent lui confier une responsabilité et finalement par confiance en Dieu qui l’appelle dans la communauté et assurée du soutien de ses amis accepter la charge proposée.

II. Mise en œuvre d’une grille de lecture de discernement

 

Il est impossible d’avoir une grille de discernement universelle. Discerner pour un choix de vie définitif comme un mariage ou une vie religieuse n’est pas du même ordre que le discernement à faire lorsqu’on nous appelle à prendre une responsabilité de secteur dans une association pour trois ans. Il y a des éléments communs mais la méthode s’adapte à l’objet. L’investissement se fait en proportion des enjeux.
J’ai choisi de présenter une grille de lecture pour le deuxième cas de figure : Comment réfléchir face à un appel qui nous est lancé à prendre une responsabilité pour une durée déterminée dans l’Eglise, en Eglise ? Quatre étapes et une cinquième sont nécessaires. Chacun pourra adapter.

1. On discerne entre deux bonnes choses.

On ne peut discerner comment faire le mal. Il s’agit donc de voir si le choix que je dois faire est bien entre deux bonnes choses que je peux également faire devant Dieu. Il arrive parfois que l’on soit affronté à deux maux auxquels on ne peut échapper. La tradition de l’Eglise rappelle que dans ce cas là, il faut toujours choisir le moindre. Mais quand bien même on aurait choisi le moindre, c’est toujours un mal.

2. Avant la décision : s’informer.

· L’attitude fondamentale consiste à ne pas laisser la situation gouverner nos choix. Cependant, on ne peut pas ignorer la réalité. Qui s’y risquerait s’y cognerait plus durement encore. C’est pourquoi un discernement se fait toujours EN situation.
· Consulter ceux qui ont répondu au même appel et recueillir leur expérience.
· Que dit l’Eglise ? Relire à l’occasion l’exhortation apostolique de Jean-Paul II  » les fidèles laïcs  » publiée en 1989. Mais se rappeler aussi un autre critère ecclésial : jamais le bien commun ne peut se bâtir contre un bien particulier, comme celui de la famille.
· Prier de manière ouverte. C’est-à-dire ne pas exiger de Dieu qu’il nous appelle à un chemin plutôt qu’un autre et ne pas le contraindre à un mode de  » communication  » avec nous plutôt qu’à un autre (une parole de la Bible qui nous toucherait, un signe extérieur, …).
· Où va le goût intérieur ? Ne surtout pas nier mais reconnaître les sentiments qui ont surgi à l’occasion de l’appel qui a été lancé. Goût ? Crainte ?
· Ne pas ignorer le prix à payer (financier, intellectuel, spirituel, disponibilité à la vie de famille, non renouvellement d’autres engagements, …).
· User des moyens raisonnables autant que faire se peut. Faire la liste des avantages et inconvénients que l’on verrait à accepter ou à refuser l’appel qui nous est fait. Puis comparer avec toute son intelligence.
· Lorsqu’une décision concerne le couple ou un groupe de personnes, que toutes les personnes aient une voix dans le processus de décision.
· Ne jamais faire jouer un seul critère. Il s’agit plutôt de repérer le principal faisceau d’indices qui tire dans la même direction.
(…).

3. Prendre la décision

Il importe de pouvoir décider nous-mêmes et de ne pas, si possible, laisser la vie décider à notre place. Le chemin à parcourir se fera avec d’autant plus de courage et de détermination que la décision sera nôtre. Il est utile, enfin de savoir pourquoi telle décision est prise et quels fruits on en attend et éventuellement de l’écrire.
La décision se prend dans le calme et devrait nous laisser en paix. Une bonne décision est celle qui contribue à notre unité intérieure quitte à intégrer un certain nombre de tensions qui ont été jugées indépassables.

4. Mettre en oeuvre la décision

C’est alors que l’on peut se jeter résolument dans l’action. Il est prudent de ne pas remettre en cause une décision mûrement réfléchie lors des difficultés – par ailleurs probables et prévisibles si la première étape du discernement a été bien menée – qui surviendront.

5. Vérifier les fruits attendus

Cela fait partie intégrante du processus de discernement. D’une part il est nécessaire de faire le bilan des actions entreprise pour pouvoir en répondre envers soi-même et envers ceux qui nous ont appelé. D’autre part parce que la relecture nourrit en retour notre conscience et affine notre aptitude au discernement. C’est aussi en cela que tant l’instance qui a lancé l’appel que ceux qui ont répondu à cet appel exerce leur responsabilité jusqu’au bout.
Les chrétiens disposent d’une tradition de relecture importante dans les mouvements d’action catholique ou de spiritualité. Ne l’oublions pas.

6. … et recommencer.

Lorsqu’un mandat est à durée déterminée, il peut être renouvelable. Auquel cas il faut recommencer le processus, fort de l’expérience acquise. Le danger serait de croire que l’expérience nous dispense d’une étape. En revanche elle peut nous aider à établir d’autres critères que l’on trouvera, pour l’occasion, plus pertinents.

Nous aboutissons ainsi au schema suivant :

 

Processus discernement

Processus discernement  

 

 

 

 

 

 

 

J’ai apprécié la grille de lecture de Panorama publiée en septembre 2006 p. 27 dans un dossier réalisé par Christophe Henning. Je la livre telle quelle, elle complète et améliore sûrement mon travail. Le lecteur attentif de ce qui a précédé saura distribuer correctement les questions en fonction des 5 étapes que j’ai repérées.

  1. Poser les termes de la décision : quel et l’enjeu de cette décision pour moi ?
  2. Quels enseignements puis-je tirer de mes précédentes décisions ?
  3. Cette décision s’inscrit-elle dans ce qui est le désir profond de ma vie ? Ou bien est-ce une rupture ?
  4. Est-ce que je suis libre de décider ? Ai-je le droit de dire « non » ?
  5. Est-ce que les conséquences de cette décision sont en accord avec mes convictions, ma foi, avec ce que je considère comme souhaitable dans mon existence ?
  6. Est-ce que je peux légitimement prendre le temps de la décision ? Puis-je demander un temps de réflexion ?
  7. Ai-je la possibilité de reconnaître que je ne sais pas ? Est-ce que j’ai besoin de me renseigner, de m’informer ?
  8. Ai-je trouvé une personne de confiance qui peut m’écouter et m’aider à pointer les questions que je dois examiner ?
  9. Lorsque j’envisage de prendre une décision, quel est l’état dans lequel je me trouve ? Suis-je joyeux, paisible, serein, ou plutôt inquiet, abattu, apeuré ?
  10. Ensuite, est-ce que je prends le temps de revoir ma décision ? Doit-elle être ajustée ?

Toujours dans le même article de Panorama (Septembre 2006, p. 24-29), Christophe Henning fait une typologie des étapes qui permettent d’analyser un processus de décision. En voici les sous-titres, il sont eux aussi au nombre de 10.

  1. Se faire confiance.
  2. Oser le courage.
  3. Cerner son désir profond.
  4. Prendre conseil.
  5. Choisir en conscience.
  6. Accepter le renoncement.
  7. S’ajuster toujours.
  8. En toute liberté.
  9. A l’écoute de la volonté de Dieu.
  10. Juger l’arbre à ses fruits.

III. Et en cas d’urgence ?

C’est rarement le cas mais il arrive que nous soyons plongés dans une situation qui exige de notre part une décision très rapide où les temps de la réflexion, de la consultation et de la prière nous sont inaccessibles. Dans ces cas-là, nous discernons, nous décidons en fonction de notre  » goût pour le bien « . Et ne croyons pas qu’il est sans valeur. En effet, si nous avons pratiqué dans notre vie quotidienne ce travail de discernement, nous avons acquis un certain habitus, un certain  » flair  » qui, sans être infaillible, demeure souvent dans une première approche assez fiable. Et puisque l’on aura fait ce que l’on a pu dans les limites de notre humanité, même si la solution retenue ne s’avère pas excellente, restons en paix avec nous-mêmes. Plus n’était pas à notre portée. L’acceptation de ses limites permet de vivre.
Reste qu’il vaut mieux, quand on peut, faire perdre aux situations d’urgence leur caractère d’urgence.

 

V. Et si je m’aperçois que je me suis trompé?

Que signifie  » se tromper  » ? Etre déçu ? Le travail est moins gratifiant qu’on ne le pensait ? La réalité est autre qu’on ne l’avait imaginée ? Avait-on alors sous estimé tel ou tel aspect des critères utilisés ? Décidé dans la crainte de décevoir le regard des autres ou du conjoint, mais sans le dire ? (…)

  • Il importe tout d’abord de ne jamais oublier que Dieu nous rejoint toujours là où nous sommes même si ce n’est pas là où il nous attendait car ailleurs nous n’y sommes pas. Il ne s’agit pas, en revanche, de faire exprès de s’éloigner de cette volonté. En effet, il n’est jamais permis de faire volontairement ce que l’on croit être mal.

  • Ensuite, il est peu probable que le discernement, s’il a eu lieu, quoique imparfait, ait été totalement nul. Les difficultés ont dues normalement être envisagées globalement. Elles ne devraient donc pas surpendre. Il est sans doute possible de poursuivre l’engagement moyennant quelques aménagements. La persévérance au cœur des vicissitudes de notre condition dans la fidélité à une promesse à une parole donnée construisent notre humanité plus qu’on ne l’imagine.

  • Mais en définitive,  » à l’impossible, nul n’est tenu « .

  • Enfin, la relecture de cette page d’histoire à propos de notre jugement sur nous-mêmes et nos aptitudes, voire nos échecs, enrichira certainement notre conscience. Et souvenons-nous que si nos actes contribuent à forger notre personnalité, personne n’est réductible à son passé, quel qu’il fut.

Conclusion

Le travail sur le discernement n’a pu se faire sans l’acquisition d’une petite grammaire anthropologique sur l’intériorité de l’homme ni sans l’usage d’une méthode avec des étapes bien précises. En général, les chrétiens vivent spontanément la plupart des étapes ci-dessus évoquées parce qu’ils pratiquent leur foi, prient, agissent, discutent avec d’autres… Repérons néanmoins au terme de cette petite étude que la conscience oblige à affiner un discernement et que le discernement nourrit en retour la  » base de données  » de la conscience.
 » Lequel d’entre vous, quand il veut bâtir une tour, ne commence par s’asseoir…  » Lc 14, 28.

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une source de paix et de bonheur.

Posté par picom le 1 novembre 2011

N’entre pas dans la maison d’un autre, mais sache que s’il t’y invite, c’est un honneur
pour toi. Lorsque tu entres dans le sanctuaire divin évite le bruit et respecte la maison
de Dieu.
 
Prie humblement avec un coeur sincère pour que toutes tes paroles soient dites en
secret. Alors Dieu écoutera ton message et acceptera tes offrandes. Aie toujours à
l’esprit que c’est ton Dieu qui donne et décide de l’existence, donne-toi à lui continuellement et que demain soit comme aujourd’hui.
Le Dieu de ce monde vit dans la lumière, au-dessus du firmament, mais ses emblèmes
sont sur la terre, ne discute pas ses mystères et tu verras le divin lever de soleil faire
pousser toutes végétations et multiplier les aliments dont l’homme se nourrit.
 
Ne sois pas rude avec ta femme quand tu sais qu’elle tient de son mieux ta maison.
Reconnais son mérite et met ta main dans la sienne. Au lieu de semer le malheur que ta
conduite soit un exemple pour tes enfants et une source de paix et de bonheur.

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la paix intérieure!

Posté par picom le 1 novembre 2011

Ne permets point que le pauvre et le vieillard soient rudoyés par le geste et la parole.
Ne souhaite jamais être en la compagnie d’un homme pervers.
Sache qu’un homme de bien est toujours affectionné de Dieu
quand il réfléchit avant de s’exprimer. 
 
 

Le mauvais foule aux pieds le bon droit et par ses mauvaises actions
tente d’effacer le temps !
Que ceux qui désirent être propriétaires ne se rendent pas prospères
en creusant des sillons dans les terres d’autrui.
Meilleure est la pauvreté dans la main de Dieu
et meilleur est le pain quand le coeur est heureux,
car chaque homme a son heure fixée par le destin

 

Tu dois t’efforcer d’être sincère avec TON PROCHAIN
même si cela doit lui causer du chagrin.
Ne convoite pas les biens d’autrui et n’affame pas ton voisin
car il est choquant de prendre à la gorge celui qui pratique le bien.
Si tu découvres qu’un homme mauvais a détourné une mesure de pain
à un pauvre travailleur, empêche que cela se renouvelle dans l’avenir.
Un tel acte sera salutaire à ton âme. 
 
 
 

Celui qui est pur comme l’or en haute teneur
aura des honneurs au-dessus de la masse
et verra l’effondrement de ses ennemis. 

Reste humble et discret, car meilleure est la discrétion
pour l’homme qui cherche la perfection.
En vérité les desseins de Dieu sont impénétrables,
incline-toi devant eux et sache qu’il peut quand il le veut,
détruire la tranquillité des hommes. 
 
 

En vérité, l’homme est fait d’argile, mêlé à de la paille,
Dieu est son créateur et tous sont sortis de sa divine main
Combien est heureux celui qui atteint l’au-delà sain et sauf !
Cela prouve qu’il vit dans la main de Dieu.
Si un jeune homme maudit un vieil homme, ne prends pas le  » disque
Solaire  » à témoin, car Rê qui sait tout punira le coupable en plein coeur. 
 
 

N’oublie jamais que «  l’ETRANGER est ton frère  »
et ne passe pas avec ta jarre d’huile sans t’arrêter.

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CHANCE ou MALCHANCE?

Posté par picom le 21 octobre 2011

Un habitant du nord de la Chine vit un jour son cheval s’échapper et passer de l’autre côté de la frontière. Le cheval fut considéré comme perdu.

A ses voisins qui venaient lui présenter leur sympathie, le vieil homme répondit:

— La perte de mon cheval est certes un grand malheur. Mais qui sait si dans cette malchance ne se cache pas une chance ?

Quelques mois plus tard, le cheval revint accompagnée d’une magnifique jument. Les voisins félicitèrent l’homme, qui leur dit, impassible:

— Est-ce une chance , ou est-ce une malchance?

Le fils unique du vieil homme fut pris d’une véritable passion pour la jument. Il la montait très souvent et finit un jour par se casser la jambe pour de bon.

Aux condoléances des voisins, l’homme répondit, imperturbable:

— Et si cet accident était une chance pour mon fils?

L’année suivante les Huns envahirent le nord du pays. Tous les jeunes du village furent mobilisés et partirent au front. Aucun n’en revint. Le fils estropié du vieil homme, non mobilisable, fut le seul à échapper à l’hécatombe.

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Les secrets du succès et de la paix intérieure

Posté par picom le 20 octobre 2011

D’après le Docteur Wayne W.Dyer, il existe dix secrets qui garantissent le succès et la paix intérieure. Les voici :

1er secret : avoir un esprit ouvert à tout et attaché à rien

Cela signifie qu’il faut :

  • Croire que tout est possible si on a suffisamment de volonté
  • Renoncer totalement à ce à quoi on est attaché (lieu, objet, personne)
  • Accueillir ce que nous offre l’univers sans juger

2ème secret : ne pas mourir sans avoir joué sa propre musique intérieure

Cela signifie qu’il faut :

  • Ecouter son coeur
  • Prendre des risques pour sa passion
  • Savoir que l’échec n’est qu’une illusion et qu’il ne faut pas en avoir peur

3ème secret : vous ne pouvez pas donner ce que vous ne possédez pas

Cela signifie qu’il faut :

  • Changer ce que nous n’aimons pas en nous
  • S’aimer soi-même et se respecter
  • Trouver son but

4ème secret : adopter le silence

Cela signifie qu’il faut :

  • Découvrir la valeur du silence
  • Intégrer plus de silence dans sa vie
  • Prendre consciemment contact avec Dieu

5ème secret : renoncer à son histoire personnelle

Cela signifie qu’il faut :

  • Ne pas se raccrocher au passé
  • Vivre l’instant présent et accepter la réalité telle qu’elle est

6ème secret : il est impossible de résoudre un problème avec le même esprit qui l’a créé

Cela signifie qu’il faut :

  • Accepter le monde tel qu’il est
  • Savoir qu’il existe un lien entre chaque individus, que nous sommes tous membre de la famille humaine

7ème secret : il n’y a pas de ressentiment justifié

Cela signifie qu’il faut :

  • Accepter l’opinion des autres même si elle est différente de la nôtre
  • Pardonner à ceux dont nous pensons qu’ils nous ont blessé

8ème secret : traitez vous comme la personne que vous aimeriez être

Cela signifie qu’il faut faire partout place à l’inspiration.

9ème secret : chérissez le divin en vous

Cela signifie que vous êtes Dieu créateur de votre vie et du monde dans lequel vous vivez.

10ème secret : la sagesse consiste à éviter toute pensée affaiblissante

Cela signifie que votre esprit se nourrit avec des pensées de paix, d’amour, d’acceptation et de bonne volonté.

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La pensée positive

Posté par picom le 20 octobre 2011

  1. J’habite un monde d’amour et d’acceptation.
  2. La vie m’aime et je suis en sécurité.
  3. Je fais confiance en l’Intelligence divine pour influencer mes affaires et je cours de succès en réussite.
  4. Je parle avec sagesse et discernement.
  5. Désormais je prends mon corps en charge avec amour.
  6. Je me réjouis de l’amour que j’ai à donner.
  7. C’est l’amour qui anime ma vie.
  8. Je reçois l’amour que je donne.
  9. Financièrement, je suis toujours à l’aise.
  10. Je trouve de l’aide partout où je me tourne.
  11. L’amour inconditionnel c’est simplement un amour qui n’attend rien en retour.
  12. Je suis le créateur et l’acteur de ma vie.
  13. Les êtres sont comme des fleurs. Chacun à sa beauté propre, chacun s’ouvre et s’épanouit à sa manière et à son rythme.
  14. Je suis ici pour remplir une mission.
  15. Toutes mes nouvelles habitudes m’aident de façon positive.
  16. Aujourd’hui je chosis de dépasser mes limites d’hier. Je suis prêt à m’ouvrir à quelquechose de nouveau.
  17. Je mets de l’amour dans mon regard et je vois tout clairement.
  18. Il n’y a pas quelquechose à faire. Il y a quelquechose à savoir.
  19. Plus je comprends de choses et plus mon univers s’élargit.
  20. Je me fais toujours confiance.
  21. La manière dont nous voyons ce qu’il y a à l’extérieur de nous reflète ce qu’il y a en nous.
  22. Mon corps est un ami et j’en prends soin.
  23. Je reconnais désormais ma créativité et j’y fais honneur.
  24. Je me félicite pour les grandes et petites choses que je réalise.
  25. Décidez de dépasser les limites de votre esprit humain actuel. Oui vous le pouvez.
  26. Je revendique mon pouvoir et je dépasse toutes mes limites.
  27. Je ne peux pas me sentir perdu, seul, ou abandonné car je vis au sein de l’Intelligence divine.
  28. Je suis en paix avec le départ de ceux que j’aime.
  29. J’aime ce que je pense.
  30. Je me choisis une idée de Dieu qui soit pleine d’amour et qui me plaise.
  31. Je donne à la Vie avec joie et la vie me le donne avec Amour.
  32. L’amour fait toujours disparaitre la douleur.
  33. Les émotions sont des pensées qui sont actives dans notre corps.
  34. Je ne suis pas obligé de travailler dur pour mériter un bon salaire.
  35. Si vous vous aimez vous aurez l’énergie de surmonter rapidement tous les problèmes.
  36. J’adore les enfants et les enfants m’adorent.
  37. M’aimer moi-même et les autres me permet de m’épanouir et de vivre au maximum de mes possibilités.
  38. Je m’aime dans toutes les expériences que je traverse et tout va bien.
  39. Quand nous sommes prêts à évoluer notre vie s’épanouit de façon merveilleuse.
  40. Grâce à mes factures, j’affirme ma capacité de payer.
  41. Je partage mes ressources et mon savoir avec la Vie.
  42. J’ai choisi des parents qui me conviennent parfaitement dans cette incarnation.
  43. Je suis financièrement à l’aise.
  44. Mon corps est en paix, heureux, en bonne santé et moi aussi.
  45. En élargissant mes horizons, je fais facilement disparaître mes limites.
  46. Je suis une expression individuelle de la Vie.
  47. Je peux guérir en toute sécurité.
  48. Je transforme les leçons à apprendre en partie de plaisir
  49. Je fais des choix nouveaux, différents, plus positifs, qui me nourissent de l’intérieur.
  50. Ma maison et mon coeur sont des lieux de paix et de bonté.
  51. La seule chose que vous pouvez vraiment maîtriser c’est ce que vous pensez au moment présent. Vous avez tout pouvoir sur votre pensée du moment.
  52. Je me crée avec amour une santé parfaite.
  53. La sagesse que je cherche se trouve en moi.
  54. Je mérite ce que la Vie a de mieux à m’offrir.
  55. La mort est une porte qui s’ouvre sur une vie nouvelle.
  56. La nourriture est une amie. Je la remercie de me donner sa vie pour me nourrir.
  57. Chaque instant est un nouveau départ.
  58. Je fais circuler les bonnes nouvelles.
  59. Mon but est de m’aimer davantage de jour en jour.
  60. Tout ce dont j’ai besoin est à portée de ma main.
  61. Je choisis un mode de vie paisible.
  62. Le pardon possède un pouvoir de guérison que j’ai toujours à ma disposition.
  63. Nos parents sont des gens merveilleux.
  64. Tout va bien. J’ai tout ce dont j’ai besoin en ce moment.
  65. Mes pensées déterminent ma vie.
  66. Nous sommes de merveilleux êtres spirituels qui vivont une expérience humaine.
  67. Je découvre maintenant de nouvelles et merveilleuses expériences. Je suis en sécurité.
  68. Je concentre doucement mon esprit sur les belles choses de la vie.
  69. Le pouvoir se trouve dans le moment présent. Affirmez votre pouvoir.
  70. Ma conscience est riche.
  71. Je me libère et je pardonne.
  72. Toutes mes expériences font partie de la richesse et de la plénitude de la Vie.
  73. C’est avec moi-même que j’entretiens la meilleure relation.
  74. L’amour est le fondement de ma religion.
  75. J’ai la responsabilité de ma vie.
  76. Mes rêves sont des experiences pleines de joie et de tendresse.
  77. Je m’aime et je m’accepte exactement tel que je suis.
  78. Je suis en paix avec ma vie sexuelle.
  79. Quelque soit mon épreuve, je sais que je suis aimé.
  80. Je suis détendu car je sais que la Vie est toujours là pour me soutenir, m’aider et me réconforter.
  81. Pour réussir vous devez penser que vous êtes une réussite et non un échec.
  82. Je ne suis jamais pressé car j’ai toute la vie devant moi.
  83. Si je suis maintenant dans cette situation c’est que j’ai quelquechose à en apprendre.
  84. Parce que chacun de nous est unique, il ne peut y avoir ni comparaison, ni concurrence.
  85. Je choisis les pensées qui me réconcilient avec l’idée de vieillir.
  86. L’amour désamorce toujours la violence.
  87. Aujourd’hui est un monde merveilleux pour créer, imaginer, produire et visualiser ce que je désire.
  88. Je contemple le monde avec les yeux de l’amour.
  89. Mon travail favorise la manifestation de mon potentiel le plus élevé.

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Comment retrouver l’estime de soi ?

Posté par picom le 20 octobre 2011

  1. Soyez indulgent avec vous-mêmes lorsque que vous commettez des erreurs.
  2. Concentrez vous sur vos points forts et vos réussites.
  3. Apprenez à dire « non ».
  4. Rejetez avec indifférence toute remarque désobligeante.
  5. Considérez chacun comme votre égal.
  6. Sachez apprécier les erreurs et en tirer les leçons.
  7. Faites du bonheur une habitude.
  8. Acceptez d’avoir tort avec sérénité.
  9. Cessez de pester contre vous-même.
  10. Trouvez un emploi qui vous convient.
  11. Ne vous préoccupez pas de l’image que vous donnez.
  12. Acceptez-vous sans condition dès aujourd’hui.
  13. Vous méritez mieux que ce que vous croyez.
  14. Recouvrez la liberté.
  15. Accordez-vous chaque jour une parenthèse de plaisir.
  16. Soyez prêts à vous investir dans vos désirs.
  17. Demandez-vous ce qui pousse les gens à vous dire que vous les avez gravement blessés.
  18. L’opinion que vous avez de vous-même doit être prépondérante.
  19. Soyez 100 % positif un jour par semaine.
  20. Admettez que les gens soient différents de vous.
  21. Déterminez votre propre définition de la perfection.
  22. Résistez à l’envie de changer pour que les autres vous aiment.
  23. Ne vous comparez à personne.
  24. Etre différent ne doit pas vous perturber.
  25. Evitez de vous causer des souffrances inutiles.
  26. Cessez de vous identifier à vos actes.
  27. Accordez de l’importance à vos décisions judicieuses.
  28. Donnez la priorité à l’opinion que vous avez de vous-même.
  29. Prenez votre santé en main.
  30. Gardez le sourire quand on vous critique.
  31. Sachez vous adapter.
  32. Forgez votre opinion et prenez vos décisions.
  33. Acceptez les compliments de bonne grâce.
  34. Accordez de l’importance à vos idées.
  35. Apprenez à accomplir vous – même les tâches que vous confiez aux autres.
  36. Ne prenez aucune sorte de compétition trop au sérieux.
  37. Participez à la vie politique.
  38. Vos besoins personnels sont les plus importants.
  39. Ayez une vision juste des autres.
  40. Dites « non » à la culpabilité.
  41. Pensez que vous êtes quelqu’un d’estimable.
  42. Pardonnez-vous toutes vos fautes.
  43. Interprétez chaque événement de manière positive.
  44. Chassez tout mauvais sentiment que vous éprouvez envers les autres.
  45. Apprenez à résoudre vos problèmes.
  46. Défendez vos intérêts.
  47. Fiez vous le plus possible à vous-même.
  48. Considérez toutes vos pensées comme acceptables.
  49. Acceptez l’entière responsabilité de ce qui vous arrive.
  50. Ne reconnaissez vos torts que lorsque cela se justifie.
  51. Demandez-vous si vous vivez par procuration.
  52. Dites ou pensez du bien des autres.

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La liberté!

Posté par picom le 15 octobre 2011

Il est dans nos habitudes de concevoir la liberté comme une revendication contre toutes les formes de contraintes. Nous pensons qu’il n’y a de liberté que lorsque disparaît toute gène ou empêchement. Être libre, c’est avoir les coudées franches ! la liberté ne nous est donnée que contre toutes les résistances. La liberté s’exprimerait alors par une lutte contre ce qui la restreint : contre les importuns, contre l’Etat, contre les règles sociale etc.

Seulement, si la liberté c’est seulement une forme de révolte, alors il nous faudrait trouver l’isolement absolu pour l’atteindre. Nous vivons en société dans des règles, sous des lois que l’on peut estimer contraignantes. Du coup, l’Etat, garant de la loi, peut lui-même sembler par nature fait pour opprimer la liberté.

Mais n’est il pas dans la nature de l’institution politique de rendre possible la liberté civile plutôt que de l’opprimer ? La liberté politique serait-elle possible sans un État pour la défendre?

*  *
*

A. L’homme libre et le citoyen

Dans la culture occidentale, la liberté a d’abord été pensée dans l’opposition du statut politique de l’homme libre au statut de l’esclave. Qu’est ce qui définit l’esclave ? L’esclave est a) celui qui ne s’appartient pas lui-même, mais appartient à un autre que lui, le maître. b) L’esclave est celui qui est privé de droit. Aussi sa condition est-elle celle de l’animal domestique, mais il est cependant par nature doué cependant d’assez d’intelligence pour comprendre un ordre. La servitude fait de l’homme une chose utile, « une sorte de propriété animée, et tout homme au service d’autrui est comme un instrument et tient lieu d’instrument ». L’esclave ne diffère de l’animal que parce qu’il est doué de raison. Il est capable de comprendre un ordre, il est potentiellement un homme libre ; c’est la destinée qui l’a placé dans une condition de servitude. Cependant, il ne faut pas oublier que cette définition d’Aristote répond à une condition historique dans laquelle les hommes ne possédaient pas de technique. Avec les machines la situation est différente. « Si les navettes tissaient d’elles-mêmes,… La liberté! dans un conseil! esclaenchaineni les chefs d’artisans n’auraient besoin d’ouvriers, ni les maîtres d’esclaves ». Dans un monde où la technique nous délivre des tâches les plus pénibles et où l’économie rend possible une répartition de la richesse, il peut n’y a voir que des hommes libres, c’est-à-dire des hommes qui s’appartiennent à eux même et disposent de droits. Telle est la condition du citoyen.  Il n’y a de condition du citoyen que dans un État digne de ce nom.

Le citoyen est celui qui commande en un sens et aussi celui qui obéit. Il commande en exerçant son droit dans les assemblées des citoyens, en participant à la vie publique. Le citoyen doit exercer un pouvoir législatif et judiciaire. Nous dirions aujourd’hui qu’il est normal que l’on demande au citoyen de siéger comme juré au tribunal, comme il est nécessaire que ce soit lui qui élise les députés chargés de faire la loi. Il obéit en respectant le droit qui résulte des décisions communes. C’est en ce sens que l’on admettait dans l’antiquité qu’il n’y avait de droits et de devoirs que de l’homme libre. Il est vrai que la Cité grecque étaient de dimension très modeste. Il devait être possible d’en faire le tour du regard à partir du point le plus haut du territoire. L’État moderne est en comparaison gigantesque, il comporte une population beaucoup plus nombreuse. Les grecs se demandaient si tous les hommes libres pouvaient avoir l’attribution de citoyen ou seulement quelques uns d’entre eux, les meilleurs. Dans nos démocraties modernes, il n’est plus possible de distinguer la liberté de l’homme de sa qualité de citoyen. Tout homme libre, membre d’un état, est un citoyen. Il n’y a de privation de droits civiques que dans le cas d’une infraction grave à la loi .

La citoyenneté se définit à partir de la liberté des hommes dans l’État. Elle n’implique par n’importe quelle définition de la liberté. Il faut distinguer la licence, la liberté naturelle, qui est indépendance sans loi et la responsabilité de la liberté civile.  Rousseau écrit : « Quand chacun fait ce qui lui plaît, on fait souvent ce qui déplaît à d’autres, et cela ne s’appelle pas un état libre ». La liberté du citoyen se définit pas le respect de la liberté de l’autre citoyen et le souci constant du bien de tous. Aussi Rousseau ajoute : « la liberté consiste moins à faire sa volonté qu’à n’être pas soumis à celle d’autrui ; elle consiste encore à ne pas soumettre la volonté d’autrui à la nôtre ». La liberté perdrait tout signification, si elle impliquait non pas un rapport de droit entres les hommes, mais des rapports de force. La liberté naturelle, au sens du « je peux faire ce que je veux », peut détruire et finir par nier la liberté elle-même. La liberté que je me donne, je dois aussi pouvoir la prêter à autrui. la liberté civile se maintient dans le respect de l’autre.

Or, comment dans la pratique se trouve fixé ce respect ? Par la limite posée par la loi. La loi trace la limite théorique par laquelle le citoyen est supposé ne pas nuire à autrui et ne pas porter tort à l’intérêt de tous. Sans cette limite, comprise dans la définition du citoyen, on ne voit pas comment la liberté serait elle-même pensable. Aussi faut-il admettre qu’il «  n’y a point de liberté sans lois, ni où quelqu’un est au dessus des Lois ».  S’il advenait qu’un peuple soit dominé par un pouvoir qui se placerait au dessus des lois, il y perdrait du même coup sa liberté. Apparaîtrait alors un dominant imposant la servitude et un dominé consentant à la servitude. Même si un peuple se donne à travers ses institutions des lois, des règles, cela ne veut pas dire que pour autant il doit y perdre toute liberté. La liberte dans un conseil!loi n’implique ni soumission, ni dépendance. La loi implique la libre responsabilité de chacun dans l’État. « L’homme n’est libre qu’à la faveur de la loi naturelle qui commande à tous. Un peuple obéit, mais il ne sert pas ; il a des chefs, mais pas de maîtres ».

Il y a une différence considérable entre l’autorité reconnue et légitime du pouvoir qui émane de la volonté générale et l’autorité du tyran qui ne s’impose que par la force. Ainsi, pour comprendre comment la liberté politique est aliéné, il faut reconnaître ce qu’est l’usage de la force. 

B. La liberté opprimée

Mais cette situation se produit pourtant trop souvent dans l’Histoire. Le pouvoir tyrannique est celui qui finit par remplacer l’obligation que chaque citoyen a vis-à-vis des règles de droit, par une contrainte par force. Aussi le citoyen se trouve parfois placé dans une situation où il ne fait qu’obéir sans commander.

    Quand cette contrainte vient du pouvoir politique, nous parlons de despotisme, de tyrannie, de dictature et de régime totalitaire. Le despotisme est un pouvoir excessivement étendu et confié à un souverain, au dépend du peuple. La tyrannie est un despotisme violent et cruel, qui s’impose par la terreur. Une dictature est un régime politique qui s’instaure à la faveur d’un putsch miliaire, en renversant un régime plus modéré. Un régime est totalitaire quand la diversité des opinions y est interdite, et que règne une sensée unique, l’idéologie du régime, qu’une seul parti possède un pouvoir total à tous les étages de l’État.

    Considérons la privation de liberté qu’engendre la tyrannie. La tyrannie ne repose pas, comme le dit La Boétie, dans le Discours sur la Servitude volontaire, sur la seule force militaire. Ce ne sont pas la milice et l’armée qui font la tyrannie. Le tyran impose une domination de la force dans une hiérarchie de la domination par la contrainte. Entre lui et le peuple, il y a ses comparses et toute une distribution de la domination. Il ne suffit pas à cet égard de dire que le tyran s’impose par la force à un peuple qui se soumet, comme si la responsabilité de la tyrannie ne concernait que la conscience d’un individu et pas la conscience collective du peuple. Qu’est-ce qui défend le tyran ?

« Ce ne sont pas les bandes de gens à cheval, ce ne sont pas les compagnies de gens à pied, ce ne sont pas les armes qui défendent le tyran ». Il ne faut que peu d’hommes pour réduire un pays en servitude, cinq ou six, aux côtés du tyran suffisent, si le peuple se laisse soumettre et abdique devant la force. Ce qui est terrible, c’est que le consentement à la servitude tyraniese situe dans la conscience d’un peuple. C’est ce consentement qui invite l’autorité tyrannique. Si la conscience du peuple est incohérente, déchirée en factions, si les hommes sont dans une situation d’insécurité et de crainte, que se passe-t-il ?

Ils applaudissent quand vient leur parler celui qui promet, de façon musclée, de « rétablir l’ordre ». Pour mettre fin à l’insécurité et au désordre, le peuple invite celui qui se présente comme le champion du nouvel ordre. A la faveur d’un putsch qui renverse un pouvoir devenu faible, à l’anarchie de la décomposition du pouvoir succède la dictature militaire. Si la conscience collective d’un peuple restait cohérente, elle n’inviterait pas l’oppression, mais se réglerait elle-même, dans le fonctionnement de ses institutions. Le tyran justifie l’usage de la force par l’existence du désordre, d’un situation d’exception à laquelle il faut porter remède. Il suffit de relire l’histoire pour examiner à la faveur de quoi se sont installés des régimes autoritaires. N’avons nous pas eu un Napoléon, à la suite du régime de la Terreur qui a suivi la révolution française ? N’est-ce pas la corruption du régime du Sha d’Iran qui a invité l’arrivée au pouvoir des extrémistes musulmans ? (texte)

Aussi, « plus les tyrans pillent, plus ils exigent ; plus ils ruinent et détruisent, plus on les fournit, plus on les gorge ; ils se fortifient d’autant et sont toujours mieux disposés à anéantir et à détruire tout ; mais si on ne leur donne rien, si on ne leur obéit point ; sans combattre, sans le frapper, ils demeurent nus et défait ».

icon_scissors—————Le peuple doit retirer son consentement à la tyrannie, se délivrer de cet état d’hypnose devant la force qu’inspire le tyran. Un peuple qui refuse de servir brise aussitôt ses liens. « C’est le peuple qui s’assujettit et se coupe la gorge ; qui, pouvant choisir d’être libre, repousse la liberté et prend le joug, qui consent à son mal ou plutôt le pourchasse ».

C’est là une grave prise de conscience. Il est bien plus facile de reporter sur l’autre la responsabilité de l’oppression pour s’en disculper. D’une certaine manière, le gouvernement est le miroir de la nation. Il reflète la conscience de la nation et cela non seulement en droit- ce qui est l’essence même de sa légitimité – mais aussi en fait. C’est difficile à dire, mais on a aussi le gouvernement que l’on mérite ! Si la conscience du peuple était suffisamment cohérente, éduquée et mûre, si la responsabilité politique n’était pas prise pour un vain mot, nous n’aurions pas de despotisme. Il faut donc apprendre à se libérer de l’oppression, apprendre à assumer la liberté sans plus jamais y renoncer dans la soumission à une forme quelconque de tyrannie. Il n’est pas rationnel d’admettre qu’un peuple puisse se soumettre à une autorité tyrannique.  Un peuple ne peut pas raisonnablement se soumettre à la force quand elle est dépourvue de toute légitimité.

Cependant, la question est complexe, car la liberté du citoyen dans l’État est menacée 1) par l’abus du pouvoir de l’État, elle peut-être aussi remise en cause 2) par les prérogatives abusives des groupes de pressions dans l’État et 3) l’empiétement d’une volonté individuelle par rapport à une autre. Il est assez simpliste de parler de limitation de la liberté seulement dans la relation du citoyen à l’État, quand au quotidien on vit dans un milieu où des pressions considérables s’exerce sur les hommes qui aliènent leur liberté. Comment donc définir la liberté individuelle dans ce contexte ?

C. La liberté politique et liberté de pensée

La liberté demande une maturité de la conscience d’un peuple pour qu’il devienne pleinement capable d’en user. La liberté suppose la pleine responsabilité des citoyens. Mais cela pose aussitôt un problème, car que veut dire être mûr pour la liberté ? La liberté politique peut-elle s’apprendre ? Quand peut-on dire qu’un peuple est mûr pour la liberté ?

Il faut, explique Kant, d’abord avoir été mis dans la liberté pour apprendre la liberté. Ce serait un raisonnement étrange que de décider que les hommes ne seront jamais prêts et qu’ils ont d’abord besoin d’être placé sous tutelle, avant que de pouvoir assumer leur liberté. C’est l’idée selon laquelle « les serfs d’un propriétaire terrien ne sont pas encore mûr pour la liberté ; et de même aussi les hommes ne sont pas mûrs pour la liberté de conscience. Dans une hypothèse de ce genre, la liberté ne se produira jamais, car on ne peut pas mûrir pour la liberté, si l’on n’a pas été mis au préalable en liberté (il faut être libre pour pouvoir se servir utilement de ses forces dans la liberté) ».

Pour celui qui tient en main les rennes du pouvoir, donner la liberté au peuple est un risque à prendre, mais c’est en prenant ce risque que le peuple gagne sa maturité politique, ce qui ne peut que conforter la cohérence de la conscience d’une nation. Pour que l’arbre atteigne son plein développement adulte, il faut qu’il soit délivre des liens qui l’attachent au tuteur. La maturité coïncide avec l’auto-référence, elle suppose la fin d’un état de dépendance.

Dans un premier temps, la liberté accordée invite l’excès. « Les premiers essais en seront sans doute grossiers et liés d’ordinaire à une condition plus pénible et plus dangereuse que lorsque l’on se trouvait encore sous les ordres, mais confié aux soins d’autrui ». Laisser à chaque une liberté iopinion_gndividuelle c’est prendre le risque que les hommes s’adonnent à des entreprises qui peuvent ne pas aller dans le sens des souhaits du pouvoir. L’État ne peut pas exiger que les hommes agissent suivant une règle fixe. Accorder à chacun une liberté d’opinion, c’est inviter la diversité des points de vue, donc la contestation, la critique et même l’extrémisme de quelques uns. L’extrémisme peut se retourner contre la liberté d’opinion, mais c’est un risque à prendre, si l’on veut que du jeu du débats d’idées, naisse une pensée plus claire et plus consciente d’elle-même. Même si nous ne sommes pas d’accord avec ce que pense un homme, nous devons tout faire pour qu’il puisse disposer d’une véritable liberté d’expression. Accorder la liberté de culte, c’est cesser de s’en remettre à une église officielle pour ce qu’il en est de la foi. C’est inviter et tolérer les différences en matière de religion, ce qui peut mener jusqu’aux affrontements. La proclamation de L’édit de Nantes, n’a pas été une facilité, mais un risque. La facilité et la prétendue sécurité aurait consisté à maintenir l’Église de Rome, dans son monopole religieux, mais cela aurait laissé le peuple en situation de dépendance. Il faut bien qu’un jour où l’autre les hommes soient mis devant la diversité des croyances religieuses. Accorder la liberté de la presse c’est accepter l’émergence d’un contre-pouvoir face au pouvoir politique, accepter la pressions des media, c’est devoir accepter que la politique se prive de ses pratiques officieuses, puisque la presse justement se fait fort de révéler au public ce qui se trame d’ordinaire dans les coulisses du pouvoir. Accorder à des peuples le droit de se gouverner eux-mêmes, c’est dans un premier temps encourir les représailles de contre les colonisateurs de la part de ceux qui ne veulent plus se soumettre à une tutelle étrangère. C’est un risque pendant une temps de chaos économique, puisqu’une ancienne colonie qui devient un État doit retrouver un équilibre hors de la dépendance où elle avait été placée.

icon_scissors—————Toute décision politique qui vise à accorder au peuple plus de liberté, peut donc être vue de la part du pouvoir comme concession aventureuse qui comporte des dangers. Mais la conscience d’une peuple doit sortir de l’immaturité où justement la maintenait un pouvoir trop paternaliste. De la part du père de famille, c’est un renoncement que de regarder son fils ou sa fille comme un adulte en cessant d’y voir encore un enfants. Politiquement, le peuple aussi doit aussi être traité en adulte. Cela signifie que nous devons accorder notre confiance à la raison pour qu’elle trouve son chemin dans la liberté. La conscience ne mûrit pas pour la liberté, elle mûrit d’abord dans la liberté. Mais mûrir dans la liberté, c’est en avoir une conscience plus large et une intelligence plus lucide. Cette condition n’est pleinement remplie, que si la conscience en l’homme est pleinement éveillée, que si l’homme dispose d’une véritable liberté de penser. La liberté de penser est un des droits posés par la Déclaration de Droits de l’homme, au même titre que nous posons un droit de réunion, une liberté civile d’action permettant de faire ce qui ne nuit pas à la liberté d’autrui. La liberté de penser est entendue au sens de la possibilité pour chacun d’avoir ses propres opinions sur tous les sujets, sans devoir être inquiété par une quelconque autorité, parce qu’il pense ceci ou cela et n’est pas d’accord notamment avec les vues du pouvoir politique en place. Nous demandons pour chacun dans une démocratie la liberté de penser. Le délit d’opinion est dans un régime totalitaire le contraire de la liberté de pensée, il consiste à pourchasser ceux qui aurait l’injure, ou l’audace de soutenir une opinion qui a été interdite par l’État. En URSS, en Chine on a poursuivi les intellectuels pour leurs opinions dites « bourgeoises » ou « réactionnaires » dès qu’elles s’écartaient de la doctrine du parti et de la propagande officielle. En Iran, la presse est soigneusement muselée. La liberté de penser est alors réduite par la censure du pouvoir.

La contradiction est pourtant là : d’un côté  la liberté de pensée delit_opinionlaisse à chacun le droit de penser ce qu’il veut, mais il est possible d’abuser de ce droit. Ce droit il est fondamental dans notre démocratie. Nous n’avons pas le droit d’obliger qui que ce soit à penser comme nous. Mieux, à la limite ce droit revient à dire : « je suis opposé complètement à vos opinions, mais je me battrai de toute mes forces pour faire en sorte que vous pouviez les exprimer ». Mais il y a le principe et son application, il y a le principe et ses abus. Il est facile de proclamer en l’air que chacun a droit a sa liberté de pensée tout en continuant à regarder d’un mauvais oeil celui qui a des opinions différentes des siennes. On peut en théorie être « pour » la liberté de pensée, mais quel sens cela a-t-il quand le père ne supporte pas que le fils vote de manière différente, qu’il ne suive pas la religion de ses parents ! Quel sens cela a-t-il de prétendre que l’on respecte la liberté de pensée quand on hausse les épaules pour qualifier de « n’importe quoi » toute opinion simplement différente des nôtres . La réalité concrète révèle le plus souvent un conformisme mou (la passivité qui fait que l’on adopte les opinions ambiantes par faiblesse de personnalité) ou diktat autoritaire (le milieu imposant ses règles, ses croyances, ses choix etc. et interdisant toute opinion différente sous peine de mise à l’écart). Il ne faut pas sous-estimer non plus le conditionnement culturel qui nous fait regarder d’un mauvais oeil une pensée étrangère à la nôtre. Pourtant, différent ne veut pas dire absurde.

Le drame c’est aussi d’interpréter la liberté de penser sous une forme irrationnelle, qui se borne par exemple à la seule provocation, histoire de se singulariser devant les autres et de montrer que soi-disant on « pense ». Je suis libre de penser ce que je veux devient alors les imbécillités de comptoir du genre : «moi je te dis que les italiens sont tous des voleurs », « moi je pense que l’on devrait chasser tous les arabes », « moi je te dis que l’on devrait guillotiner les pédophiles sans aucun procès »… Celui qui veut ainsi se distinguer le fait en affichant une opinion qu’il sait scandaleuse et il prétend « penser » davantage parce qu’il tourne en dérision les valeurs admises. Ce qui lui importe, c’est de se faire voir, de se faire remarquer et il obtient une reconnaissance par l’excentricité, par des opinions choquantes.

En pratique, notre liberté d’opinion rencontre des limites qui contribuent à la former, penser n’importe quoi est peut-être possible, mais faire la propagande de n’importe quelle opinion ne l’est pas. Nous ne pouvons pas penser d’importe quoi. Il y a limitation dans l’opinion par :

1) les limitations langagières. Nous ne pouvons penser que ce que nous pouvons exprimer dans notre langage. Une maîtrise rudimentaire de la langue ne laisse d’ouverture que limitée à la pensée. « N’importe quoi » veut dire ici : confus, dépourvu de sens, faute d’expression compréhensible.

2) les limitations logiques. Le cercle carré, cela ne veut rien dire. C’est une formule contradictoire. Il y a des raisonnements qui se contredisent et s’auto-détruisent. « n’importe quoi » peut vouloir dire « qui ne tient pas debout », contradictoire, dépourvu de tout bon sens.

3) les limitations morales. Nous ne devrions pas formuler des opinions qui portent atteintes à la dignité de la personne humaine. « N’importe quoi » voudrait alors dire : qui ne tient aucun compte du respect des autres.

icon_scissors—————4) Limitations juridiques. Le révisionnisme qui se permet de nier l’existence des massacre dans les chambres à gaz est un délit. C’est une insulte à la mémoire collective que de soutenir des opinions qui vont en contradictions avec des faits qui ont été aussi horribles. La loi peut fixer un cadre dans lequel la propagande d’idées racistes ou révisionnistes, la propagande pour le suicide se voit sanctionnée. « N’importe quoi » veut dire alors, qui va à l’encontre de la loi qui se doit de protéger les personnes. La propagande pour le suicide, l’incitation directe à la violence tombent sous le coup de la loi.

5) limitations scientifiques. Dans le domaine des sciences exactes, certains éléments du savoir ne souffrent guère contestation : ce sont les définitions admises en mathématiques, les calculs qui en résultent, les propriétés des objets mathématiques. On peut toujours penser ce que l’on veut, mais les trois angles du triangle feront toujours 180° dans la géométrie d’Euclide. La racine carrée de 4 n’est pas 3. Dire le contraire voudrait dire ne pas comprendre la nécessité logique qui nous conduit à ces types de vérité. De même pour les propositions qui découlent de la structure de notre savoir actuel en physique et en biologie. On ne peut pas penser n’importe quoi dans ces domaines. Il faut que toute théorie nouvelle fasses ses preuves et tienne compte du savoir établi. Même si la Bible soutenait que la terre est plate, l’astronomie montre qu’elle est ronde.

6) Limitation posée par la reconnaissance de la vérité. Nous ne pouvons pas nous permettre de penser contre la réalité. Ce serait s’enfermer dans des illusions.

Il ne s’agit pas d’aller mettre un gendarme dans l’esprit de chacun. Personne ne peut contrôler ce que nous pensons en tant que notre pensée est seulement une représentation intérieure. On ne va pas légiférer sur le fantasme et le rêve. Il faut se placer sur le terrain de la vie commune, de la République des personnes. Pour que la liberté de pensée ait tout son sens, il faut tout de même que cela soit de la pensée et justement pas n’importe quoi. La République des esprits admet et même doit encourager la pluralité des vues, surtout dans les domaines où règne l’opinion et où nous n’avons pas de science sûre : le choix de l’action, la complexité des évaluations des actes, les croyances, les décisions en politiques etc. La liberté de pensée est le garant de la vitalité d’un État démocratique. L’éducation dans un État a un prix inestimable, pour cette raison qu’elle se doit contribuer à la formation d’une pensée mûrie, d’une jugement sûr, d’un sens de la responsabilité  aigu, comme le dit Scott Peck  dans Le chemin le moins fréquenté, d’un intégrité morale sans faille. Quand la liberté de pensée est assumé dans le sens de la formation de l’autonomie du citoyen, elle est la garantie de la vitalité d’un État démocratique.

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La liberté politique n’est pas l’opposé de la nécessité mais de toute contrainte qui mène à la servitude entrave la liberté individuelle. Elle correspond à un Idéal dont nous souhaitons tous que le progrès de l’Histoire puisse réaliser.

La liberté politique est aussi la condition même du progrès de l’humanité vers un une République où les citoyens vivraient en paix d’une manière harmonieuse et cohérente. La liberté politique présente à la fois la mesure qui permet de juger de la valeur de l’état actuel de nos démocraties et c’est aussi la condition qui permet à nos sociétés de progresser vers plus de liberté.

Cependant, il est clair que la seule définition politique de la liberté ne suffit pas. A côté de la liberté extérieure, il y a place aussi pour la liberté intérieure. Il est bien sûr souhaitable que la liberté politique soit étendue, et étendue à tous les peuples de la terre. Mais, même en vivant dans un État libre, seront-nous intérieurement libre? Quel sens aurait la liberté extérieure, si je transportais dans ma propre pensée mon camp de concentration? Si j’étais complètement esclave et dépendant? Il serait absurde d’opposer la liberté extérieure et la liberté intérieure. Quel intérêt de se sentir intérieurement libre quand on est prisonnier dans un goulag? Il est essentiel que la liberté intérieure modèle la liberté extérieure. Il est important aussi que la liberté extérieure soit présente pour que l’expression de la liberté intérieure soit possible.

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Voici le discourt de Steve Jobs, à l’Université de Stanford en 2005, où il donne aux étudiants 3 leçons de vie.

Posté par picom le 12 octobre 2011

« C’est un honneur de me trouver parmi vous aujourd’hui et d’assister à une remise de diplômes dans une des universités les plus prestigieuses du monde. Je n’ai jamais terminé mes études supérieures. A dire vrai, je n’ai même jamais été témoin d’une remise de diplômes dans une université. Je veux vous faire partager aujourd’hui trois expériences qui ont marqué ma carrière. C’est tout. Rien d’extraordinaire. Juste trois expériences.
« Pourquoi j’ai eu raison de laisser tomber l’université »

 

La première concerne les incidences imprévues. J’ai abandonné mes études au Reed College au bout de six mois, mais j’y suis resté auditeur libre pendant dix-huit mois avant de laisser tomber définitivement. Pourquoi n’ai-je pas poursuivi ?
Tout a commencé avant ma naissance. Ma mère biologique était une jeune étudiante célibataire, et elle avait choisi de me confier à des parents adoptifs. Elle tenait à me voir entrer dans une famille de diplômés universitaires, et tout avait été prévu pour que je sois adopté dès ma naissance par un avocat et son épouse. Sauf que, lorsque je fis mon apparition, ils décidèrent au dernier moment qu’ils préféraient avoir une fille. Mes parents, qui étaient sur une liste d’attente, reçurent un coup de téléphone au milieu de la nuit : « Nous avons un petit garçon qui n’était pas prévu. Le voulez-vous ? » Ils répondirent : « Bien sûr. » Ma mère biologique découvrit alors que ma mère adoptive n’avait jamais eu le moindre diplôme universitaire, et que mon père n’avait jamais terminé ses études secondaires. Elle refusa de signer les documents définitifs d’adoption et ne s’y résolut que quelques mois plus tard, quand mes parents lui promirent que j’irais à l’université.


Dix-sept ans plus tard, j’entrais donc à l’université. Mais j’avais naïvement choisi un établissement presque aussi cher que Stanford, et toutes les économies de mes parents servirent à payer mes frais de scolarité. Au bout de six mois, je n’en voyais toujours pas la justification. Je n’avais aucune idée de ce que je voulais faire dans la vie et je n’imaginais pas comment l’université pouvait m’aider à trouver ma voie. J’étais là en train de dépenser tout cet argent que mes parents avaient épargné leur vie durant. Je décidai donc de laisser tomber. Une décision plutôt risquée, mais rétrospectivement c’est un des meilleurs choix que j’aie jamais faits. Dès le moment où je renonçais, j’abandonnais les matières obligatoires qui m’ennuyaient pour suivre les cours qui m’intéressaient.


Tout n’était pas rose. Je n’avais pas de chambre dans un foyer, je dormais à même le sol chez des amis. Je ramassais des bouteilles de Coca-Cola pour récupérer le dépôt de 5 cents et acheter de quoi manger, et tous les dimanches soir je faisais 10 kilomètres à pied pour traverser la ville et m’offrir un bon repas au temple de Hare Krishna. Un régal. Et ce que je découvris alors, guidé par ma curiosité et mon intuition, se révéla inestimable à l’avenir. Laissez-moi vous donner un exemple : le Reed College dispensait probablement alors le meilleur enseignement de la typographie de tout le pays. Dans le campus, chaque affiche, chaque étiquette sur chaque tiroir était parfaitement calligraphiée. Parce que je n’avais pas à suivre de cours obligatoires, je décidai de m’inscrire en classe de calligraphie. C’est ainsi que j’appris tout ce qui concernait l’empattement des caractères, les espaces entre les différents groupes de lettres, les détails qui font la beauté d’une typographie. C’était un art ancré dans le passé, une subtile esthétique qui échappait à la science. J’étais fasciné.


Rien de tout cela n’était censé avoir le moindre effet pratique dans ma vie. Pourtant, dix ans plus tard, alors que nous concevions le premier Macintosh, cet acquis me revint. Et nous l’incorporâmes dans le Mac. Ce fut le premier ordinateur doté d’une typographie élégante. Si je n’avais pas suivi ces cours à l’université, le Mac ne posséderait pas une telle variété de polices de caractères ni ces espacements proportionnels. Et comme Windows s’est borné à copier le Mac, il est probable qu’aucun ordinateur personnel n’en disposerait. Si je n’avais pas laissé tomber mes études à l’université, je n’aurais jamais appris la calligraphie, et les ordinateurs personnels n’auraient peut-être pas cette richesse de caractères. Naturellement, il était impossible de prévoir ces répercussions quand j’étais à l’université. Mais elles me sont apparues évidentes dix ans plus tard.


On ne peut prévoir l’incidence qu’auront certains événements dans le futur ; c’est après coup seulement qu’apparaissent les liens. Vous pouvez seulement espérer qu’ils joueront un rôle dans votre avenir. L’essentiel est de croire en quelque chose – votre destin, votre vie, votre karma, peu importe. Cette attitude a toujours marché pour moi, et elle a régi ma vie.
« Pourquoi mon départ forcé d’Apple fut salutaire »
Ma deuxième histoire concerne la passion et l’échec. J’ai eu la chance d’aimer très tôt ce que je faisais. J’avais 20 ans lorsque Woz [Steve Wozniak, le co-fondateur d’Apple N.D.L.R.] et moi avons créé Apple dans le garage de mes parents. Nous avons ensuite travaillé dur et, dix ans plus tard, Apple était une société de plus de 4 000 employés dont le chiffre d’affaires atteignait 2 milliards de dollars. Nous venions de lancer un an plus tôt notre plus belle création, le Macintosh, et je venais d’avoir 30 ans.


C’est alors que je fus viré. Comment peut-on vous virer d’une société que vous avez créée ? C’est bien simple, Apple ayant pris de l’importance, nous avons engagé quelqu’un qui me semblait avoir les compétences nécessaires pour diriger l’entreprise à mes côtés et, pendant la première année, tout se passa bien. Puis nos visions ont divergé, et nous nous sommes brouillés. Le conseil d’administration s’est rangé de son côté. C’est ainsi qu’à 30 ans je me suis retrouvé sur le pavé. Viré avec perte et fracas. La raison d’être de ma vie n’existait plus. J’étais en miettes.


Je restais plusieurs mois sans savoir quoi faire. J’avais l’impression d’avoir trahi la génération qui m’avait précédé – d’avoir laissé tomber le témoin au moment où on me le passait. C’était un échec public, et je songeais même à fuir la Silicon Valley. Puis j’ai peu à peu compris une chose – j’aimais toujours ce que je faisais. Ce qui m’était arrivé chez Apple n’y changeait rien. J’avais été éconduit, mais j’étais toujours amoureux. J’ai alors décidé de repartir de zéro.


Je ne m’en suis pas rendu compte tout de suite, mais mon départ forcé d’Apple fut salutaire. Le poids du succès fit place à la légèreté du débutant, à une vision moins assurée des choses. Une liberté grâce à laquelle je connus l’une des périodes les plus créatives de ma vie.


Pendant les cinq années qui suivirent, j’ai créé une société appelée NeXT et une autre appelée Pixar, et je suis tombé amoureux d’une femme exceptionnelle qui est devenue mon épouse. Pixar, qui allait bientôt produire le premier film d’animation en trois dimensions, Toy Story , est aujourd’hui la première entreprise mondiale utilisant cette technique. Par un remarquable concours de circonstances, Apple a acheté NeXT, je suis retourné chez Apple, et la technologie que nous avions développée chez NeXT est aujourd’hui la clé de la renaissance d’Apple. Et Laurene et moi avons fondé une famille merveilleuse.


Tout cela ne serait pas arrivé si je n’avais pas été viré d’Apple. La potion fut horriblement amère, mais je suppose que le patient en avait besoin. Parfois, la vie vous flanque un bon coup sur la tête. Ne vous laissez pas abattre. Je suis convaincu que c’est mon amour pour ce que je faisais qui m’a permis de continuer. Il faut savoir découvrir ce que l’on aime et qui l’on aime. Le travail occupe une grande partie de l’existence, et la seule manière d’être pleinement satisfait est d’apprécier ce que l’on fait. Sinon, continuez à chercher. Ne baissez pas les bras. C’est comme en amour, vous saurez quand vous aurez trouvé. Et toute relation réussie s’améliore avec le temps. Alors, continuez à chercher jusqu’à ce que vous trouviez.


« Pourquoi la mort est la meilleure chose de la vie »
Ma troisième histoire concerne la mort. A l’âge de 17 ans, j’ai lu une citation qui disait à peu près ceci : « Si vous vivez chaque jour comme s’il était le dernier, vous finirez un jour par avoir raison. » Elle m’est restée en mémoire et, depuis, pendant les trente-trois années écoulées, je me suis regardé dans la gla-ce le matin en me disant : « Si aujourd’hui était le dernier jour de ma vie, est-ce que j’aimerais faire ce que je vais faire tout à l’heure ? » Et si la réponse est non pendant plusieurs jours à la file, je sais que j’ai besoin de changement.


Avoir en tête que je peux mourir bientôt est ce que j’ai découvert de plus efficace pour m’aider à prendre des décisions importantes. Parce que presque tout – tout ce que l’on attend de l’extérieur, nos vanités et nos fiertés, nos peurs de l’échec – s’efface devant la mort, ne laissant que l’essentiel. Se souvenir que la mort viendra un jour est la meilleure façon d’éviter le piège qui consiste à croire que l’on a quelque chose à perdre. On est déjà nu. Il n’y a aucune raison de ne pas suivre son cœur.


Il y a un an environ, on découvrait que j’avais un cancer. A 7 heures du matin, le scanner montrait que j’étais atteint d’une tumeur au pancréas. Je ne savais même pas ce qu’était le pancréas. Les médecins m’annoncèrent que c’était un cancer probablement incurable, et que j’en avais au maximum pour six mois. Mon docteur me conseilla de rentrer chez moi et de mettre mes affaires en ordre, ce qui signifie : « Préparez-vous à mourir. » Ce qui signifie dire à ses enfants en quelques mois tout ce que vous pensiez leur dire pendant les dix prochaines années. Ce qui signifie essayer de faciliter les choses pour votre famille. En bref, faire vos adieux.


J’ai vécu avec ce diagnostic pendant toute la journée. Plus tard dans la soirée, on m’a fait une biopsie, introduit un endoscope dans le pancréas en passant par l’estomac et l’intestin. J’étais inconscient, mais ma femme, qui était présente, m’a raconté qu’en examinant le prélèvement au microscope, les médecins se sont mis à pleurer, car j’avais une forme très rare de cancer du pancréas, guérissable par la chirurgie. On m’a opéré et je vais bien.


Ce fut mon seul contact avec la mort, et j’espère qu’il le restera pendant encore quelques dizaines d’années. Après cette expérience, je peux vous le dire avec plus de certitude que lorsque la mort n’était pour moi qu’un concept purement intellectuel : personne ne désire mourir. Même ceux qui veulent aller au ciel n’ont pas envie de mourir pour y parvenir. Pourtant, la mort est un destin que nous partageons tous. Personne n’y a jamais échappé. Et c’est bien ainsi, car la mort est probablement ce que la vie a inventé de mieux. C’est le facteur de changement de la vie. Elle nous débarrasse de l’ancien pour faire place au neuf. En ce moment, vous représentez ce qui est neuf, mais un jour vous deviendrez progressivement l’ancien, et vous laisserez la place aux autres. Désolé d’être aussi dramatique, mais c’est la vérité.
Votre temps est limité, ne le gâchez pas en menant une existence qui n’est pas la vôtre. Ne soyez pas prisonnier des dogmes qui obligent à vivre en obéissant à la pensée d’autrui. Ne laissez pas le brouhaha extérieur étouffer votre voix intérieure. Ayez le courage de suivre votre cœur et votre intuition. L’un et l’autre savent ce que vous voulez réellement devenir. Le reste est secondaire.


Dans ma jeunesse, il existait une extraordinaire publication The Whole Earth Catalog , l’une des bibles de ma génération. Elle avait été fondée par un certain Stewart Brand, non loin d’ici, à Menlo Park, et il l’avait marquée de sa veine poétique. C’était à la fin des années 1960, avant les ordinateurs et l’édition électronique, et elle était réalisée entièrement avec des machines à écrire, des paires de ciseaux et des appareils Polaroid. C’était une sorte de Google en livre de poche, trente-cinq ans avant la création de Google. Un ouvrage idéaliste, débordant de recettes formidables et d’idées épatantes.

Stewart et son équipe ont publié plusieurs fascicules de The Whole Earth Catalog . Quand ils eurent épuisé la formule, ils sortirent un dernier numéro. C’était au milieu des années 1970, et j’avais votre âge. La quatrième de couverture montrait la photo d’une route de campagne prise au petit matin, le genre de route sur laquelle vous pourriez faire de l’auto-stop si vous avez l’esprit d’aventure. Dessous, on lisait : « Soyez insatiables. Soyez fous. » C’était leur message d’adieu. Soyez insatiables. Soyez fous. C’est le vœu que j’ai toujours formé pour moi. Et aujourd’hui, au moment où vous recevez votre diplôme qui marque le début d’une nouvelle vie, c’est ce que je vous souhaite.
Soyez insatiables. Soyez fous.
Merci à tous.
»

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Comment s’affirmer?

Posté par picom le 12 octobre 2011

Que ce soit savoir refuser, défendre son point de vue, gérer des conflits ou négocier, ces compétences sont des clés importantes de notre succès, dans notre vie personnelle et professionnelle. Savoir s’affirmer est le moyen de se faire écouter et respecter, et permet de trouver un équilibre dans sa relation avec les autres.

S’affirmer, c’est révéler sa valeur!

Je vous donne ici 12 techniques simples, qui vous permettront de vous affirmer quotidiennement, dans des situations très diverses.

 

1/ L’affirmation de soi empathique

  1. Écoutez en priorité ce en quoi votre interlocuteur a raison.

  2. Reformulez-lui ses raisons ou ce que vous avez compris de sa position.

  3. Donner enfin votre position.

Exemple:
« -C’est vraiment très contrariant ce qu’il t’a fait, et ta réaction est normale, pourtant je pense que tu devrais lui reparler. »

2/ Technique du disque rayé

  1. Répétez la même chose aussi souvent que nécessaire.

  2. A chaque répétition de votre message, soyez de plus en plus courtois et gentil.

  3. Ne pas dériver ni se justifier, et expliquez de manière adaptée au contexte.

Exemples:
« -Mon chéri, tu veux bien ranger ta chambre ça me ferait vraiment plaisir!
-Maman, je suis en train de faire autre chose en ce moment!
- Je sais bien que tu fais autre chose et c’est certainement plus agréable, mon chéri, tu veux bien ranger ta chambre car ça me ferait vraiment plaisir! »

« -Non, vraiment, je vous remercie mais votre proposition ne m’intéresse pas…
-Mais Monsieur [...]
-Vraiment, je vous assure que votre proposition ne m’intéresse pas, je suis désolé… »

3/ La révélation sur soi

  1. Exprimez vos émotions pénibles ou agréables à l’oral.

  2. Donnez votre position.

Exemple:
« -Écoute, vraiment je suis désolé et je ne voudrais absolument pas que tu le prennes mal, car je tiens beaucoup à la bonne relation que nous avons toi et moi au travail, mais je ne pourrais pas te remplacer cette semaine. »

4/ Savoir exprimer positivement les demandes, les avis, les critiques, les réponses et les sentiments

  1. Ne pas formulez de reproche ou d’ordre directement et se mettre à la place de l’autre (pensez à son amour propre!).

  2. Dites les choses en verbalisant les conséquences positives, l’aspect constructif, et en vous impliquant.

Exemples:
« -Ce serait sympa que tu m’aides à boucler ce dossier, ça m’arrangerait beaucoup.
Plutôt que: -Tu m’aides à boucler ce dossier? »

« J’aimerais vraiment que tu travailles un peu plus à l’école, je serais tellement soulagée, et ta maîtresse serait tellement fière! »

5/ L’information et des explications données de manière claire et précise

  1. Donnez des informations ou des explications de manière directe et précise, sans « tourner autour du pot ».

  2. Exprimez-vous avec parcimonie, c’est-à-dire avec un minimum de mot et sans explications ou justifications inutiles (ce qui pourrait dévier la conversation).

  3. Vérifiez si cette information ou explication a bien été comprise par votre interlocuteur (écoute active).

Exemple:
« -Tu sais, j’aimerais vraiment ce poste de responsable.
Plutôt que: -Tu vois, je pense que je me plairais bien en tant que responsable, en plus personne n’a l’air de vouloir ce poste en ce moment, en plus je travaillerais souvent et j’aime plutôt ça moi… »

6/ Savoir reconnaître ses torts

  1. Quand vous vous apercevez que vous avez faits une erreur, reconnaissez le rapidement devant votre interlocuteur.

  2. Reconnaissez-le sans ajouter explications ou justifications, ni nuances.

Exemples:
« -Je n’ai pas fait ce que tu m’avais demandé alors que je te l’avais promis et je ne suis pas excusable. »

« -Je suis arrivé en retard et mon attitude gêne tout le monde j’en suis conscient. »

7/ Savoir encourager votre interlocuteur à vous formuler ce qui ne va pas et ce qu’il trouve bien chez vous

  1. Faites une « enquête négative » en faisant préciser à votre interlocuteur ce qui ne va pas, un reproche qu’il n’arrive pas à dire.

  2. Faites une « enquête positive » en faisant demandant à votre interlocuteur ce qu’il trouve comme point positifs chez vous.

Exemple:
« -Tu as l’air un peu contrariée, j’espère que je n’y suis pour rien?
-Oh oui, oui tout va super bien.
-Tu es sûre? Si ce n’était pas le cas ça serait important pour moi de le savoir!
-En fait oui: je trouve que ton attitude n’était vraiment pas mature hier soir quand on est allé dîner chez mes amis, j’avais tellement honte!
-Je suis d’accord avec toi, tu as raison je n’ai pas vraiment eu une attitude correcte envers toi et tes amis et je m’en suis voulu après coup… Mais as-tu autre chose à me reprocher? Surtout, si c’est le cas, n’hésite pas à me le dire…
Aussi, pourrais-tu me préciser quels sont les attitudes qui sont agréables chez moi, afin que j’essaie de les développer? »

8/ Le questionnement direct

  1. Aidez votre interlocuteur à préciser sa pensée.

  2. Appliquez un questionnement positif ou négatif selon les renseignement que vous voulez.

Exemples:
« -J’ai besoin d’un renseignement précis: quand et à quel endroit vous devez vous réunir? »

« -N’ayez aucune hésitation à préciser votre avis sur mon travail, même une critique me sera très utile pour la suite. »

9/ L’aide à la solution

  1. Recherchez une alternative à ce que l’autre vous demande et que vous voulez refuser.

  2. Aidez l’interlocuteur à trouver une solution à son problème (plus facile qu’un refus ou une critique).

Exemple:
« -Je ne peux malheureusement pas aller te chercher samedi soir, c’est vraiment ennuyeux pour toi parce-qu’il est vrai que les taxis sont chers. As-tu pensé à Thierry? Il rentre vers chez nous tous les soirs le week-end, et tu aurais juste à le dédommager du détour pour venir te chercher, ça serai bien moins cher! Ou au pire, il doit y avoir quelqu’un qui peut te dépanner juste pour ce soir là, tu as une idée? »

10/ Savoir trouver un compromis

  1. Faites l’analyse de la position de l’autre ainsi que l’analyse de votre propre position.

  2. Trouver un compromis qui respecte vous-même et l’autre (ses intérêts principaux et les vôtres).

Exemple:
« -Je ne veux pas devoir faire ce trajet tous les jours pendant deux semaines de suite, je suis fatiguée en ce moment.
-Je comprends, voici ce que je te propose alors: au lieu de faire tous les trajets pendant deux semaines de suite chacun, on va alterner un jour sur deux les trajets et on fera ça pendant quatre semaines? Cela te permettrait de te reposer plus souvent, qu’est-ce que tu en pense? »

11/ Savoir désarmez la colère

  1. Désarmez tout d’abord votre propre colère, même si on est insulté, cela évitera une escalade incontrôlable et irrémédiable.

  2. Adoptez un comportement de plus en plus calme et non agressif, en utilisant la révélation sur soi.

  3. Restez ferme si c’est nécessaire (dites par exemple que se faire agresser verbalement n’est pas du tout agréable, pour qui que se soit).

Exemple:
« -Ton rapport est un torchon, un regroupement d’âneries que j’aurais moi-même eu du mal à inventer… Tu est vraiment nul mon ami!
-Je ne sais pas précisément pourquoi tu n’aimes pas le rapport que j’ai rendu et tu dois avoir des raisons d’être en colère. Pourrais-tu m’expliquer précisément les points que tu n’as pas apprécié dans mon travail et l’on verra ça calmement ensemble. Mais par contre c’est très désagréable d’être insulté par quelqu’un, même un collègue de travail, tu sera d’accord avec moi?
-Oui tu as raison excuse moi, je vais t’expliquer ce qui m’a mis en colère… »

12/ Savoir ne pas s’engager dans une discussion: la technique du brouillard

  1. Vous êtes dans une discussion qui vous déplaît et dans laquelle vous préférez ne pas donner d’opinion précise.

  2. Ne dites rien qui puisse vous engager ou encourager la discussion.

  3. Reprenez la verbalisation de votre interlocuteur de la manière la plus neutre que possible, sans prise de position, et surtout sans agressivité ni ironie.

Exemple:
« -Tous les médecins sont des charlatans!
-Il est vrai que certains médecins peuvent être des charlatans. »

 

 

Bien sûr, toutes ces techniques d’affirmation de soi peuvent être combinées les unes aux autres, suivant la situation et le contexte.

Dans la communication, comme toujours, il faut pratiquer ! Ce sont de très bonnes cartes, que vous aurez dorénavant en mains pour vous affirmer et vous épanouir avec votre entourage.

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