Qui donne vite, donne deux fois.

Posté par picom le 21 octobre 2011

Cette pensée de Sénèque a été exprimée dans toutes les langues : « Ne dites point à votre ami qui vous demande quelque chose : Allez et revenez, je vous le donnerai demain, lorsque vous pouvez le lui donner à l’heure même (Salomon).
Qui oblige promptement oblige doublement (Proverbe français)

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Le serpent sous l’herbe

Posté par picom le 21 octobre 2011

Défiez-vous des apparences les plus séduisantes, elles ne recouvrent bien souvent que chagrins et déceptions ; le chemin du plaisir est attrayant et fleuri, mais latet anguis in herbas (Le serpent se cache sous l’herbe).

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L’abîme appelle l’abîme.

Posté par picom le 21 octobre 2011

Expression figurée de la Bible, qui signifie qu’un malheur en appelle un autre, mais surtout qu’une faute conduit fatalement à une autre faute : une fois sur la pente du mal, l’homme ne peut plus s’arrêter qu’au fond de l’abîme : Abyssus abyssum invocat. C’est de cette expression biblique qu’est né notre proverbe français : Un malheur ne vient jamais seul.

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Qui fait l’ange fait la bête.

Posté par picom le 12 septembre 2011

Voila un proverbe dont le ressort repose autant sur son rythme, sa briéveté que sur le contraste des termes. Traditionnellement l’ange est du côté du bien et la bête symbolise le diable qui se cache parfois sous le déguisement trompeur d’un personnage séduisant, d’un ange de lumière.
La première interprétation consiste à dire que la sagesse de ce proverbe réside dans la dénonciation d’attitudes tellement bienveillantes qu’elles en deviennent aveugles sur les ambiguités de ce monde. Or ne pas les voir, c’est, au fond, les favoriser et leur laisser toute la place. Faire l’ange est ici faire le jeu de la bête.
La seconde approche est plus radicale. En utilisant le proverbe pour décrire l’attitude de tel ou tel, on veut dénoncer un fourbe qui a voulu prendre une apparence trop belle pour être vraie. Le loup, pour entrer dans la bergerie prend toujours l’apparence de l’agneau.
En définitive, l’usage du proverbe a pour but de rappeler que le réel est toujours marqué de limites et d’ambiguités. C’est un avantage de les connaître, c’est une imprudence de les ignorer, une erreur de ne jamais vouloir en tenir compte.

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Nul grand homme pour son valet

Posté par picom le 12 septembre 2011

A l’époque où les grands hommes de ce monde cumulaient richesses et responsabilités, ils avaient des valets de chambre. Fréquentant l’intimité de leur maître, les valets avaient accès à la face caché de leur vie avec son lot de misères et de faiblesses. Ce  » grand homme  » public redevenait comme tout le monde dans la vie privée. C’est sagesse que de se souvenir que face aux grandes questions de la vie (mort, souffrance, maladie, conjugalité, éducation des enfants, …), nous sommes tous logés à la même enseigne.
Cette égalité des êtres humains est fondamentale. Pourtant, cette remarque populaire procède de la même attitude que celle qui consiste à s’attarder sur les apparences, qu’elles soient publiques ou privées. Même en privé, on peut encore jouer un rôle. Enfin, elle joue l’égalité par le bas. Antoine de Saint-Exupéry voyait plus loin en faisant dire au renard que  » l’essentiel était invisible  »
La foi chrétienne, a appris du Christ qu’il ne fallait pas s’arrêter aux apparences qu’elles soient publiques ou privées :  » tu ne regardes pas au rang des personnes » Mt 22, 16. En fait, dans le cœur de Dieu, chacun est grand et d’un prix infini :  » Tu as du prix à mes yeux ». Le Christ a choisi de se faire le serviteur de tous. Cela nous invite alors à accepter que chacun soit supérieur à nous-mêmes. Cf. Ph 2.

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Le mieux est l’ennemi du bien.

Posté par picom le 12 septembre 2011

Ce proverbe bien connu gagne à être médité en profondeur. En effet, le mieux paraît l’objectif à atteindre et pourquoi se refuserait-on le mieux en quelque domaine que ce soit : ordinateur, voiture, confort de la maison, vie relationnelle, présentation d’un plat cuisiné, rédaction d’un rapport, présentation sophistiquée sur grand écran, vie de couple, santé, intelligence des enfants… Or la quête du mieux au dépend du bien qui est déjà satisfaisant engendre souvent trois inconvénients.
Le premier consiste à devoir investir énormément pour améliorer d’un pour cent supplémentaire ce qui était déjà bien. C’est-à-dire que les moyens pour obtenir une petite progression supplémentaire sont disproportionnés par rapport à l’objectif. Le jeu en valait-il donc la chandelle ?
Le second inconvénient est plus fondamental. La quête obsédante du mieux doit nous poser la question de notre rapport au manque, à l’imperfection, à nos limites financières, intellectuelles, … Celui ou celle qui cherche sans cesse le mieux est souvent condamné à la tristesse et à être invivable pour ses proches puisque cette personne n’est jamais satisfaite. Certes, il ne faut pas prendre prétexte de cette remarque pour ne pas améliorer ce qui peut et doit l’être. C’est aux vertus de prudence et de courage qu’il faut confier le soin de savoir si l’on est allé trop loin ou s’il faut poursuivre l’effort. Savoir se contenter de ce que l’on a est souvent le début de la sagesse et du bonheur.
Enfin, si le mieux et l’ennemi du bien, c’est que, très concrètement, en voulant aller au mieux, au plus près du possible, on risque d’aller au-delà de la limite et de détruire ce que l’on avait mis tant de temps à bâtir. Ainsi, repositionner une carte dans un château de cartes qui tenait debout malgré une architecture de guingois risque de le faire s’écrouler.
Pablo Picasso disait : « Une peinture n’est jamais finie. Mais un jour, on décide de l’arrêter »

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Le jeu n’en vaut pas la chandelle.

Posté par picom le 12 septembre 2011

Ce proverbe signifie qu’à l’époque où il n’y avait pas d’électricité et où l’on ne pouvait jouer qu’à la lumière d’une chandelle, les moyens (la chandelle) à fournir pour obtenir la fin (le jeu entre amis, voire l’enjeu d’un jeu d’argent) sont disproportionnés. En l’occurence, la chandelle serait d’un prix trop élevé pour obtenir l’enjeu en question.

Autrement dit, ce proverbe nous renvoie à la notion de proportion entre les moyens que je mets en oeuvre et le résultat ou la fin que je veux obtenir. Deux critères majeurs devraient nous empêcher de passer à l’acte : La disproportion entre le moyen et la fin (écraser une mouche avec une bombe atomique) ou utiliser un mauvais moyen pour obtenir une bonne fin (torturer quelqu’un pour sauver des gens).

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La paresse est la mère de tous les vices

Posté par picom le 12 septembre 2011

La paresse ou l’oisiveté consiste en l’expérience d’une lourdeur et d’une force d’inertie dans le coeur de l’homme telles que ne rien faire lui paraît préférable à toute action positive. Le goût pour agir ou servir disparaît au profit d’un centrement sur soi et d’une pesanteur spirituelle. Cette expérience de la paresse qui est le dégoût de l’action vient souvent à l’heure de midi. Cette heure où l’on a l’impression que le soleil ne bouge plus, que le temps s’est arrêté donne l’impression que l’on a tout le temps de faire ce que l’on a à faire contrairement au soir et au matin qui donnent l’impression de voir le soleil bouger beaucoup plus vite et que le temps va nous manquer. D’une emanière un peu caricaturale la sagesse populaire a gardé cette impression que c’est à l’heure ou le soleil est à son zénith que survient le « démon de midi ».

Dans cette situation, le paresseux est livré à l’écoute de son corps et des divagations non maîtrisées de son esprit. C’est alors que les pulsions du corps liées à la nourriture et à la sexualité (gourmandise et luxure) peuvent emporter le sujet. A la lourdeur spirituelle s’ajoutent alors la lourdeur des kilogrammes.

Mais l’esprit peut se laisser aller dans des imaginations de tous ordres (l’imaginaire est tout puissant) comme la reconstruction de son univers de vie déconnecté du réel et de la vie concrète des gens. On peut alors imaginer les autres bien différents et souvent bien pire que ce qu’ils sont (médisance) ou encore construire toutes les justifications possibles pour justifier sa paresse (mauvaise foi). On peut retrouver ici le proverbe commenté : Le paresseux dit qu’il y a un lion sur la route.

Ainsi donc, on le voit bien, la paresse est le contexte où tous les vices vont pouvoir trouver à s’exprimer ou à se développer. Le paresseux perd son temps.

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La faim fait sortir le loup du bois

Posté par picom le 12 septembre 2011

Beaucoup de proverbes tournent autour de la question de la nourriture. Celui-ci tire sa substance de l’expérience bien connue des loups qui, en temps ordinaires, vivent à distance des hommes. Mais lorsque la nourriture vient à manquer, ils n’hésitent pas à quitter la sécurité du bois où ils ont leurs habitudes pour trouver ce dont ils ont besoin pour vivre auprès des maisons. Autrement dit, lorsque sa vie est en jeu, le loup est prêt à prendre des risques. Un risque proportionné à l’enjeu : sa survie !
Ce proverbe a un double usage dans le monde des hommes. Soit on se sert de la faim supposée de telle ou telle personne pour la faire sortir de l’anonymat de la foule. Ainsi, on l’affame, on attise sa curiosité et ses désirs de telle sorte qu’en face de « l’objet » convoité elle perde toute prudence et se montre au grand jour. Soit on découvre ce qui était l’objet du désir ce cette personne en voyant celle-ci prendre des risques qu’on ne lui connaissait pas.
De manière plus personnelle, il est intéressant de voir quel est le poids de nos faims et de nos désirs à travers les risques qu’ils nous font prendre.
D’une certaine manière, nous pourrions dire que la faim et les désirs sont de puissants moteurs de l’action ou encore que nos actions révèlent parfois les désirs et les faims qui nous habitent.

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La curiosité est un vilain défaut

Posté par picom le 12 septembre 2011

Il y a curiosité et curiosité. Dire d’une personne ou d’un jeune qu’il a un esprit curieux c’est lui reconnaître une qualité plutôt qu’un défaut. En effet, la curiosité qui fait se poser les questions, les bonnes questions, est un atout pour comprendre notre monde et y évoluer avec de plus en plus de maîtrise. La curiosité est à la base de toute recherche et de tout progrès.

Au contraire de la curiosité « scientifique », il existe des curiosités malsaines. En effet, on peut aussi chercher à savoir des choses pour des motifs malhonnêtes, ou encore à propose d’événements qui n’appartiennent qu’à ceux qui les vivent, ou encore parce que notre maturité ne permet pas d’absorber un certain niveau d’information. Cette curiosité malsaine est à mettre en face d’une vertu nécessaire à la vie de toute société, la vertu de chasteté.

Cette dernière accepte de ne pas tout savoir de la vie des autres et laisse volontairement un espace de discrétion et d’ignorance qu’elle assume comme un espace de vie. Non, les gens n’ont pas besoin de tout savoir sur tout le monde.

Notre société moderne expose sans doute beaucoup plus qu’il n’est nécessaire la vie des gens, qu’ils soient célèbres ou non. Il y a là un jeu subtile et parfois pervers entre les exhibitionnistes et les voyeurs. Un peu plus de pudeur et de chasteté feraient du bien à tout le monde.

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