les types d’amour entre 2 personnes!

Posté par picom le 29 août 2011

Chacun aime à sa façon et il existe plusieurs types d’amour. Or, tous les types d’amour ne se prêtent pas également à la réalisation de diverses activités. Explorons donc plus en détails divers types d’amour courant entre êtres humains. Cette typologie, forcément brève, n’a d’autres prétentions que de permettre au lecteur une meilleure compréhension de ses sentiments.

L’amour érotique

L’amour érotique se reconnaît à l’importance qu’il accorde à la beauté du partenaire recherché. L’amoureux érotique ressent ce que l’on a appelé «le coup de foudre» à la vision de l’objet de son amour. Il s’agit d’un sentiment intense d’attraction immédiate. Ces amoureux sont habituellement capables de décrire avec précision les traits psysiques qu’ils recherchent chez l’autre. Quand ils rencontrent une personne qui semble correspondre à leur idéal de beauté, les amoureux érotiques déclarent ressentir physiquement un intense émoi.

L’amour érotique pousse l’amoureux à rechercher une intimité exclusive et approfondie avec son ou sa partenaire. Ce désir d’intimité et ce goût de se révéler soi-même en profondeur à l’autre ne peuvent se réaliser si l’amoureux érotique n’a pas vraiment très confiance en lui-même. L’amoureux érotique ne ressent pas un besoin urgent d’être aimé et il ne perd pas son équilibre quand l’objet de son amour n’est pas immédiatement disponible. Bien que l’amour joue un rôle important et même central dans leur vie, il n’est pas pour les amoureux érotiques la seule valeur. Ces amoureux ne sont pas terriblement exigeants. Quand l’amour érotique réussit et se prolonge, c’est qu’il intervient entre deux êtres qui possèdent suffisamment d’assurance et de solidité personnelle.

Par ailleurs, les risques de désappointement sont grands en amour érotique. L’intensité même de la relation risque d’en limiter la durée. La flamme érotique vascille et peut s’éteindre sous le souffle de la routine et de l’habitude.

Fragile est la beauté qui a déclenché l’amour érotique et, sauf en des circonstances exceptionnelles, l’amour érotique ne pourra survivre que ne s’y mêlent certaines des caractéristiques de l’amour amitié ou de l’amour ludique.

L’amour ludique

Voici l’amour considéré et vécu comme un véritable jeu, une forme de sport où il est aussi et même plus important de respecter les règles que de remporter le trophée. L’amoureux ludique se garde de s’engager trop profondément dans les relations nombreuses qu’il noue avec une variété de partenaires. Pour lui l’amour est un véritable passe-temps, mais il refuse de devenir trop dépendant ou de laisser ses partenaires devenir trop intimes. Il révélera peu de choses de lui-même, ou même masquera soigneusement certains aspects de lui-même, tout comme au bridge ou au poker.

L’amoureux ludique joue donc le plus souvent avec plusieurs partenaires à la fois, et interrompt le jeu le plus élégamment possible quand la partie risque de devenir ennuyeuse, trop sérieuse ou trop compromettante. Les règles du jeu impliquent que chacun des partenaires soit bien conscient qu’il s’agit d’un jeu où chacun n’a rien d’autre à attendre que le plaisir qu’il retire du jeu lui-même. Comme dans tous les jeux, il y a des tricheurs; ils exploitent la naïveté, la fragilité ou le manque d’expérience de leur partenaire.

Comme l’amour érotique, l’amour ludique suppose chez celui qui le pratique une bonne dose d’assurance personnelle. Cela lui permet de rester maître de ses sentiments et de ne pas se laisser emporter dans une passion qui viendrait gâter le plaisir du jeu. Les amoureux ludiques ne sont ni jaloux ni possessifs. Leur amour est de fait superficiel et ils ne désirent ordinairement pas qu’il en soit autrement.

Ce refus de s’engager dans des rapports approfondis et durables, comme chez l’amoureux érotique ou amical, est-il l’indice, chez l’amoureux ludique, d’une peur d’être découvert tel qu’il est? L’amoureux ludique fera bien d’éviter les partenaires pour lesquels l’amour est surtout érotique ou amical. Il fuira aussi les amoureux maniaques pour lesquels considérer l’amour comme un jeu est tout à fait impensable.

L’amour d’amitié

Il s’agit ici de l’amour stable et sans heurts, se développant lentement à la faveur d’un contact prolongé. Son début est difficile à déterminer; on ne peut pas le fixer clairement comme dans le cas de l’amour érotique ou de l’amour ludique. Les sentiments y sont profonds plutôt que très intenses. Ce n’est pas la grande passion de l’amour érotique, ce n’est pas non plus le détachement superficiel de l’amour ludique. C’est l’amour qui vient tout naturellement, naissant souvent graduellement à l’occasion d’activités agréables pratiquées en commun par les partenaires.Les fréquentations seront habituellement longues avant de prendre une coloration directement sexuelle, puisque les deux partenaires d’un véritable amour amical considèrent l’échange sexuel comme un moment privilégié de la communication interpersonnelle.

Dans ce type d’amour, les partenaires sont avant tout des amis dont la relation s’approfondit au point qu’ils en viennent à considérer comme tout naturel de vivre ensemble, de se marier et de fonder une famille. C’est sans doute le type d’amour qui, s’il ne procure ni grandes extases ni plaisir ludique très vif, n’apporte pas non plus ni grand désespoir ni peine profonde. C’est aussi le type d’amour qui, à cause de sa quiétude et de sa régularité, permet de nouer les relations les plus stables et les plus prolongées.

Les amoureux animés d’un amour d’amitié sont en général réservés dans l’expression de leurs émotions amoureuses. Quand les circonstances les séparent, ils supportent cette séparation beaucoup mieux que les amoureux érotiques, sans songer, comme le font les ludiques, à nouer de nouvelles relations amoureuses. Ils sont fidèles sans contrainte, sans éclat, comme si cela allait de soi.

Aux yeux de celui qui préfère l’amour érotique, l’amour amical apparaîtra souvent comme dénué d’intérêt, ennuyeux, banal. Quant aux amoureux ludiques, l’amour amical, avec les liens qu’il suppose et la continuité dans laquelle il s’inscrit, leur semblera trop risqué en même temps que trop monotone.

L’amour maniaque

Voilà l’amour qu’un grand nombre de «romans d’amour» ont présenté comme le seul et authentique représentant de l’amour. L’amoureux maniaque est consumé par son amour. Agitation, insomnie, fièvre, perte de l’appétit, douleur, autant de symptômes de la passion qui le dévore. Il est, la plupart du temps, intensément jaloux. Convaincu de ne rien valoir, il se retrouve prisonnier du dilemne suivant: «J’ai besoin d’amour parce que, sans lui, je ne peux pas me supporter moi-même et même survivre, mais je suis si dénué de valeur que je ne pourrai jamais être vraiment aimé par quiconque». L’amour maniaque parle le langage de la névrose. L’amoureux maniaque est bien celui qui «tombe» ou plus exactement, se jette en amour. Son choix de partenaire est souvent absurde et complètement innapproprié. Voulant fuir l’état qu’il croit intolérable et dans lequel il se méprise et se déteste lui-même, il s’élance souvent dans une situation pire que la précédente.

Le problème de l’amoureux maniaque réside dans l’évaluation qu’il fait de lui-même. Partant d’une conception de lui-même où il se perçoit comme fondamentalement démuni et pauvre, il s’engage en amour comme un affamé s’approche d’une table bien garnie. Mais, même si son appétit est temporairement satisfait, l’amoureux maniaque ne connaît quand même pas de repos, obsédé qu’il est par la crainte de perdre l’amour sans lequel la vie lui apparaît horrible.

D’où sa tendance à la possession, ses crises de jalousie, ses désespoirs en même temps que ses repentir désespérés, ses protestations de fidélité éternelle. On voit tout de suite qu’un tel amour écartera de l’amoureux maniaque toute autre personne, sauf peut-être un autre maniaque amoureux. L’amoureux érotique sera attiré par l’intensitié de l’amour maniaque, mais se rebiffera devant la faiblesse profonde de la personnalité du maniaque. L’amoureux ludique ne pourra tolérer longtemps les exigences d’exclusivité et les crises de jalousie du maniaque. Enfin, l’amoureux amical trouvera vite qu’il y a trop d’agitation et de tumulte et laissera l’amoureux maniaque à son désespoir.

Convaincu qu’il ne peut se passer de l’amour de sa bien-aimée, l’amoureux maniaque consentira sans hésiter à s’engager pour elledans toutes sortes de formes d’actions ridicules, dangereuses ou absurdes. Il est éminemment exploitable, se rendant compte d’ailleurs de ce qui se passe, mais déclarant du même souffle qu’il ne peut pas faire autrement.

L’amour pragmatique

L’amoureux pragmatique est primordialement intéressé à trouver le ou la partenaire avec lequel il trouvera le maximum d’avantage et le minimum d’inconvénients. Voilà l’amoureux qui tentera de trouver l’être aimé qui s’accordera le mieux avec sa personnalité, ses intérêts et goûts, sa classe sociale, ses convictions religieuses, et le reste. Ayant cette liste bien en tête, l’amoureux pragmatique s’engage dans des activités diverses dans le but d’y rencontrer l’être dont les caractéristiques répondent le mieux à ses critères, même si ces activités n’ont pour lui que peu ou pas d’intérêt, ce qui ressort du fait qu’il abandonnera ces activités s’il perd l’espoir d’y rencontrer l’être qu’il recherche. L’amoureux pragmatique ne s’entêtera pas dans une relation qui ne le satisfait pas; il la rompra plutôt pour continuer sa recherche. Naturellement, si les critères de choix du pragmatique sont très élevés et détaillés, sa recherche risque d’être interminable.

Ce type d’amour peut sembler excessivement rationnel et dénué d’émotion, laissant peu de place à la fantaisie et finalement assez terne. Cependant, il n’est pas exceptionnel qu’une fois qu’un choix retionnel a été posé et que la relation a commencé à grandir, des sentiments plus intenses de type érotique ou ludique se développent, mais ils ne viennent qu’après un démarche fondamentalement inspirée par la raison.

L’amour altruiste

Cet amour semble avoir été davantage décrit par les philosophes et les penseurs religieux , que rencontré en fait dans la réalité des amours humaines. En principe, il s’agit de l’amour non possessif, complètement oblatif, orienté totalement vers le bien de l’autre, sans retour d’aucune sorte sur l’amoureux.

Si on accepte la théorie de la motivation fondamentale de l’être humain par le plaisir sous une forme ou une autre, il découle que l’amour purement altruiste est une contradiction et qu’aucun être humain ne saurait y atteindre, ne fut-ce que d’une façon partielle et épisodique. Qu’on présente cet amour comme le seul vraiment valable ne contribuera qu’à culpabiliser des générations entières ou à favoriser la névrose de tous ceux qui, pour diverses raisons, ont peur de se laisser aller à aimer d’une façon humaine.

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le Grand Amour! un exemple : Maurice

Posté par picom le 29 août 2011

 Celui-ci est sûrement un des plus graves et des plus répandus. Rares sont ceux et celles qui n’ont pas cru à ce mythe pendant au moins pendant une partie de leur vie. Il peut porter plusieurs titres: l’amour absolu, l’amour romantique, l’amour passion ou le grand amour. Les différences sont secondaires: il s’agit toujours de la recherche d’un amour absolu qui resterait constant malgré le temps et les détails du quotidien.

1. La recherche d’absolu

Maurice est connu comme un séducteur passionné dont le charme fait rêver les femmes. Et effectivement, on ne compte plus ses conquêtes. Mais chaque fois, il sort de la relation insatisfait, frustré et souvent blessé, même si, avec le temps, il est devenu habile à se protéger. On l’accuse avec raison de refuser de s’attacher. Pourtant, il ne demanderait pas mieux!

Maurice est à la recherche de la femme idéale, du grand amour de sa vie, de celle qui est vraiment faite pour lui, qu’il aimerait plus que toutes les autres et qui le comblerait vraiment. Cette quête fait d’ailleurs partie de son charme; plusieurs de ses conquêtes ont espéré être ainsi aimées, car elles sont également à la recherche de l’âme-soeur introuvable. Maurice croit qu’il lui sera facile de savoir quand il aura enfin trouvé celle qu’il cherche: il restera toujours éperdument amoureux et en oubliera l’existence de toutes les autres.

Il serait facile d’écrire un beau roman d’amour romantique en s‘inspirant de Maurice. Et plusieurs l’ont fait depuis longtemps. Les hommes envient ou admirent Maurice à cause de son charme irrésistible, les femmes sont comblées (ou craintives) lorsqu’il les choisit comme candidates au titre de femme idéale. Il n’y a rien, dans cette situation, qui puisse conduire à une remise en question de cette vision de l’amour ou à un changement de sa façon d’entrer en relation. Seule la multiplication des déceptions pourra éventuellement provoquer le changement.

2. Les causes de l’échec

Mais si on y regarde de plus près, on constate que cette quête est vouée à l’échec. Maurice ne trouvera jamais sa femme idéale car elle ne peut pas exister. Ce qu’il recherche, c’est une forme d’absolu, un être extraordinaire, une idole! Il ne trouve, bien sûr, que des femmes en chair et en os qui, malgré de belles qualités, ne sont jamais parfaites, jamais à la hauteur du mythe auquel elles sont comparées. C’est pour ça que plusieurs de celles qu’il choisit sont effrayées par l’amour de Maurice; elles sont flattées de la valeur qu’il leur accorde, mais elles savent au fond qu’elles ne pourront jamais être à la hauteur des attentes qu’il investit en elles.

Pourtant, Maurice n’est pas un imbécile. Comment se fait-il qu’il soit aussi peu approprié dans ses attentes et ses exigences, aussi irréaliste dans ses critères? Comment est-il possible qu’il n’apprenne pas de ses échecs, qu’il soit incapable de corriger l’erreur fondamentale qui condamne sa démarche à un échec certain?

En fait, Maurice est à la recherche d’un très vieux souvenir. Il veut une compagne qui lui apparaisse aussi « parfaite » que sa mère l’était à ses yeux lorsqu’il était petit. Il veut une femme qui lui soit aussi infiniment supérieure, une femme aussi indiscutablement absolue à ses yeux que le tout premier amour de sa vie. Il n’est pas étonnant que les vraies femmes qu’il rencontre ne soient jamais à la hauteur. Comment pourrait-il en être autrement: il n’a plus 2 mois, 2 ans ou 5 ans! Du haut de ses presque deux mètres, il n’est pas facile de les voir comme des êtres géants.

   

 

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La clef du bonheur!

Posté par picom le 27 août 2011

Le bonheur ne se cueille pas. Il se construit. Voilà la quintessence absolue des leçons de morale.

Le bonheur ne se niche ni dans le regret ni dans le rêve. Il se vit à l’heure présente. Dans les minutes fugaces qu’il faut saisir au vol. Rien d’épicurien dans cet axiome. Pas question de se laisser porter par l’air du temps. Car il faut « choisir sa route » : question de dignité et de libre arbitre ! Rien de contemplatif non plus. Parce que le bonheur s’invente dans l’action, et surtout dans « l’accomplissement de nos devoirs », au service des autres beaucoup plus que pour son petit confort douillet.

La clef du bonheur ? Pratiquer la vertu pour élever notre âme. Comme si la morale venait soudain assouvir notre soif d’idéal.

« Où donc est le bonheur, non — pas complet – car ce n’est qu’un rêve, mais raisonnable et réalisable ?

- Il est d’abord dans le courage en face de la souffrance inévitable. Si nous supportons bravement le mal, il nous laissera plus forts et plus fiers. Nous pourrons dire : « Je sais ce que c’est ; je suis passé par là ; je n’ai plus peur. »

-  Il est ensuite dans une vie active et complète, qui ne méprise aucun

plaisir, mais qui sait faire à chacun sa part et préférer ceux qui nous distinguent des bêtes.

- Découvrir et connaître le monde de la terre et des cieux, essayé de le comprendre, voilà déjà un plaisir supérieur.

-  Vivre avec les autres ; s’apercevoir que les gens de notre famille, de notre pays sont nos semblables ; les aider et en être aidés ; les aimer et en être aimés, quelle source inépuisable de joies !

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Un sourire!

Posté par picom le 27 août 2011

Un sourire ne coûte rien et produit beaucoup.

Il enrichit ceux qui le reçoivent,

sans appauvrir ceux qui le donnent.

Il ne dure qu’un instant, mais son souvenir est parfois éternel.

Personne n’est assez riche pour pouvoir s’en passer,

Et personne n’est trop pauvre pour ne pas le mériter.

Il crée le bonheur au foyer, est un soutien dans les affaires

et le signe sensible de l’amitié.

Un sourire donne du repos à l’être fatigué,

rend du courage au plus découragé,

console dans la tristesse et

est un antidote de la nature pour toutes les peines.

Cependant il ne peut s’acheter, ni se prêter, ni se voler.

Car c’est une chose qui n’a de valeur

qu’à partir du moment où il se donne.

Et si quelquefois vous rencontrez une personne

qui ne vous donne pas le sourire que vous méritez,

soyez généreux, donnez-lui le vôtre.

Car nul n’a autant besoin d’un sourire que celui qui ne peut en donner aux autres.

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AIMONS-NOUS TOUJOURS ! AIMONS-NOUS ENCORE !

Posté par picom le 27 août 2011

Aimons toujours ! Aimons encore !
Quand l’amour s’en va, l’espoir fuit.
L’amour, c’est le cri de l’aurore,
L’amour c’est l’hymne de la nuit.

Ce que le flot dit aux rivages,
Ce que le vent dit aux vieux monts,
Ce que l’astre dit aux nuages,
C’est le mot ineffable : Aimons !

L’amour fait songer, vivre et croire.
Il a pour réchauffer le cœur,
Un rayon de plus que la gloire,
Et ce rayon c’est le bonheur !

Aime ! qu’on les loue ou les blâme,
Toujours les grand cœurs aimeront :
Joins cette jeunesse de l’âme
A la jeunesse de ton front !

Aime, afin de charmer tes heures !
Afin qu’on voie en tes beaux yeux
Des voluptés intérieures
Le sourire mystérieux !

Aimons-nous toujours davantage !
Unissons-nous mieux chaque jour.
Les arbres croissent en feuillage ;
Que notre âme croisse en amour !

Soyons le miroir et l’image !
Soyons la fleur et le parfum !
Les amants, qui, seuls sous l’ombrage,
Se sentent deux et ne sont qu’un !

Les poètes cherchent les belles.
La femme, ange aux chastes faveurs,
Aime à rafraîchir sous ses ailes
Ces grand fronts brûlants et rêveurs.

Venez à nous, beautés touchantes !
Viens à moi, toi, mon bien, ma loi !
Ange ! viens à moi quand tu chantes,
Et, quand tu pleures, viens à moi !

Nous seuls comprenons vos extases.
Car notre esprit n’est point moqueur ;
Car les poètes sont les vases
Où les femmes versent leur cœurs.

Moi qui ne cherche dans ce monde
Que la seule réalité,
Moi qui laisse fuir comme l’onde
Tout ce qui n’est que vanité,

Je préfère aux biens dont s’enivre
L’orgueil du soldat ou du roi,
L’ombre que tu fais sur mon livre
Quand ton front se penche sur moi.

Toute ambition allumée
Dans notre esprit, brasier subtil,
Tombe en cendre ou vole en fumée,
Et l’on se dit :  » Qu’en reste-t-il ?  »

Tout plaisir, fleur à peine éclose
Dans notre avril sombre et terni,
S’effeuille et meurt, lis, myrte ou rose,
Et l’on se dit :  » C’est donc fini !  »

L’amour seul reste. O noble femme
Si tu veux dans ce vil séjour,
Garder ta foi, garder ton âme,
Garder ton Dieu, garde l’amour !

Conserve en ton cœur, sans rien craindre,
Dusses-tu pleurer et souffrir,
La flamme qui ne peut s’éteindre
Et la fleur qui ne peutmourir !

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La nuit est une femme inconnue!

Posté par picom le 27 août 2011

Le regardant au fond des yeux,

la fille demanda au passant étranger :

« Pourquoi ne fais-tu que passer, alors que j’ai

allumé chez moi ce grand feu ? »

 

« Jamais je ne m’arrête »,

lui répondît le voyageur. « Je suis poète,

je cherche seulement à connaître la nuit

avec sa lune au fond des puits. »

 

La fille alors jeta des cendres sur le feu

et l’étranger dans l’ombre entendit une voix

qui murmurait, bouche à oreille : «

Touche-moi, et tu la connaîtras, la nuit ! »

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Les lignes de nos mains!

Posté par picom le 27 août 2011

Les lignes de nos mains

ni Jaunes

ni Noires

ni Blanches

Ne sont point des frontières

des fossés entre nos villages

des filins pour lier les faisceaux de rancœurs.

 

Les lignes de nos mains

sont des lignes de vie,

de Destin

de Cœur

d’Amour,

de douces chaînes qui nous lient les uns aux autres

les vivants aux morts.

 

Les lignes de nos mains

ni blanches

ni noires

ni jaunes,

Les lignes de nos mains

Unissent les bouquets de nos rêves.

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Plus beau que tout!

Posté par picom le 27 août 2011

Plus beau que tout, c’est quand le jour décline.

L’excès d’amour dont le ciel est gonflé

emplit les airs d’une sombre clarté

qui vers la terre s’achemine

et s’en vient baigner

les toits des chaumines.

 

Tout est tendresse, on dirait que des mains

d’une douceur extrême vous caressent.

Tout est proche et tout est lointain.

Tout vous prodigue ses richesses

comme un prêt soudain

fait à l’être humain.

 

Tout m’appartient, et tout va cependant

m’être enlevé dans un très court instant

arbre, nuage et jusqu’à ce sentier

où je suis mes songes fugaces

Seul, je vais errer

sans laisser de traces.

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Sème le bien autour de moi!

Posté par picom le 27 août 2011

Comme le laboureur le grain

A la volée

Sur ses terres désertes,

Sème le bien avec espoir ;

Seul le bien fleurira

Sur les durs chemins de la vie.

 

Sème le bien à tout vent

Dans l’espoir d’une vie plus saine

Et succulente

Pour tous les hommes

Sème le bien autour de toi.

 

Sème la joie dans tous les cœurs,

La fraternité à la ronde,

L’homme est le même sous tous les cieux ;

Sème le bien avec le sourire

Pour le retournement universel.

 

Sème l’amour sur ton passage

Et que toujours ta présence

Ressuscite et réconforte

Tout le monde autour de toi.

 

En ce monde exécrable,

Dénué de toute saveur,

Où nous sommes exilés pour la rançon

De notre gloire,

C’est le mal qu’on oublie,

Le bien ne se perd jamais.

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Je vous remercie mon Dieu!

Posté par picom le 27 août 2011

Je vous remercie, mon Dieu, de m’avoir créé Noir,

D’avoir fait de moi

La somme de toutes les douleurs,

Mis sur ma tête

Le monde.

 

J’ai la livrée du Centaure

Et je porte le monde depuis le premier matin.

 

Le blanc est une couleur de circonstance

Le noir, la couleur de tous les jours

Et je porte le Monde depuis le premier soir.

 

Je suis content

De la forme de ma tête

Faite pour porter le monde,

Satisfait

De la forme de mon nez

Qui doit humer tout le vent du Monde,

Heureux de la forme de mes jambes

Prêtes à courir toutes les étapes du Monde.

 

Je vous remercie, mon Dieu, de m’avoir créé Noir,

D’avoir fait de moi,

La somme de toutes les douleurs.

 

Trente-six épées ont transpercé mon cœur.

Trente-six brasiers ont brûlé mon corps.

Et mon sang sur tous les calvaires a rougi la neige,

Et mon sang à tous les levants a rougi la nature.

 

Je suis quand même Content de porter le Monde,

Content de mes bras courts

De mes bras longs

De l’épaisseur de mes lèvres.

Je vous remercie, mon Dieu, de m’avoir créé Noir,

Je porte le Monde depuis l’aube des temps

Et mon rire sur le Monde Dans la nuit

Crée le jour.

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